RESPONSABILITÉ?

1.11.14

mario testino


J'avais, depuis plusieurs mois, une angoisse de plus en plus grandissante à l'idée de vieillir.
Dans les moments d'ennui (mère de tous les vices hein...), je me scrutais, la ride, le pli, regardais les choses changer sur mon visage avec un mélange de fascination et d'angoisse.
Et puis avoir un amoureux plus jeune que moi n'a clairement pas arrangé mon truc...


Bien sûr que c'était absurde, bien sûr que c'était stérile, bien sûr que ce qui arrive à l'humanité entière  ça allait bien m'arriver à moi aussi...

Et ça me rendait triste, mais dans le même temps, je trouvais cela si futile de se battre contre ce genre de choses qui n'a, dans le fond, qu'une importance relative, que je m'en voulais. Je m'en voulais d'être dominée par ça, ce narcissisme un peu malade et surtout con comme ses pieds.

Je voyais bien que cela n'était pas que de ma responsabilité la plus absolue, que le regard que je portais sur la "vieillissement" était biaisé, influencé parce que je voyais et entendais autour de moi mais malgré tout, c'était là, je le vivais mal.

Ma société à moi valorise majoritairement la jeunesse en générale et la jeunesse féminine en particulier, sinon, point de salut.
Et même si ça pue la misogynie à plein nez ce truc, je n'arrivais pas à persuader, rationnellement, mon angoisse, que 1) ce n'était pas grave 2) et surtout perdu d'avance... alors 3) il fallait mieux que je trouve des armes pour vivre cela sereinement.

La presse, les blogs, les magazines (que je ne lis plus vraiment), les vidéos Youtube influent le regard que je porte sur tout ça. Une enveloppe désincarnée, le charme rarement envisagé et la perfection comme Le Graal.

Alors je vivais ça en me disant que chaque jour ça serait un peu moins bien que la veille...  L'angoisse quoi... -_-

Et puis un événement récent est venu me sortir de mon nombril.

Je lisais souvent des interviews des stars ( féminines ) "comportementalement borderline" où les Rihanna et consorts ( Cyrus ) expliquaient qu'elles n'avaient aucune responsabilité à l'égard des gens, des jeunes filles qui les aimaient.
Qu'elles ne forçaient personne à faire comme elles. Si on les avait imitées, ça n'était pas de leur faute à elles.

Je comprenais ce qu'elles disaient, mais je trouvais ça bien facile de faire comme si ce que l'on fait / dit n'avait pas d'influence sur celles et ceux qui vous regardent. Et dans certains cas vous adorent.

Je reviens à mon événement qui d'un coup m'a permis de prendre mon angoisse de vieillir et de lui tordre le cou, je l'espère totalement.

Je ne vis pas toute seule avec mon nombril. Mon travail fait que je suis confrontée à des gens, que je dois parler à ces gens, que ces gens écoutent ce que je dis et qu'ils en tiennent compte.
Je suis dans le monde, comme vous quoi!
Et je côtoie des filles plus jeunes que moi, des garçons aussi. Et qu'est-ce que mon angoisse dirait à ces jeunes gens? Que c'est mal, nul, intolérable de vieillir?

Qu'avoir plus de 20 ans c'est craignos?
Que vivre la vie en avançant ça n'est qu'angoisse?

Quand  je regarde une Meg Ryan ou dernièrement une Renée Zellweger, se déglinguer le visage pour surtout pas "être vieille", qu'est-ce que ça dit à mon cerveau?
Cela dit que vieillir est-une plaie et que tout est mieux que ça, même changer de tête.

D'un coup, la fumée s'est dissipée, le raisonnement que je cherchais à avoir pour apaiser mes angoisses était là, éloigné de mon nombril.

Les autres, les femmes plus jeunes, les hommes aussi, je ne veux pas ne pas en être responsable, même dans ma toute petite mesure.
Je ne suis pas à vivre là, toute seule, à pouvoir me répandre avec mes angoisses et névroses. Non, je dois me tenir. Parce que c'est important. Que si c'est pas moi qui commence à changer dans cette société que je trouve malade, qui le fera?

Je veux bien chercher à faire de mon mieux pour moi, c'est vrai, mais aussi pour donner une belle image, pas de moi, mais de ce que l'on peut être.

Je ne veux plus avoir peur de vieillir aussi pour les autres, pour pas que mon attitude globale leur laisse à penser que c'est une mauvaise chose, que c'est douloureux (puisque c'est inévitable, la sérénité s'impose).

C'est un peu brouillon comme billet, mais j'espère que vous avez l'idée?
On n'est pas tout seul, si la société est malade de ce type de truc (aussi futile que ça puisse être), perpétuer ces comportements, c'est en quelque sorte promettre un bon paquet de névroses aux jeunes filles, futures femmes. Se désengager de toute forme de responsabilité parce que je ne suis pas parent serait trop facile...

On se comporte toujours mieux quand on sait qu'on nous "regarde", non?

Bisous snack et bon week-end





SPORT SEMAINE 1

19.10.14

nathan_sorrell_fyg


Nouvelle rubrique sur le blog.

Après la vidéo sur le sport que j'ai posté la semaine dernière, j'ai eu envie d'aborder le sport et mon entraînement (qui n'est pas du tout professionnel, je précise) de manière plus régulière et plus approfondie.

Si ça ne vous intéresse pas je le comprendrais bien sûr, mais je crois que je créé cette rubrique aussi pour moi. C'est une bonne méthode pour suivre régulièrement et précisément ce que je ferai.

Voilà comment je vais procéder, je vous parlerai chaque semaine de mes entraînements (avant / pendant / après) et du contexte dans lequel ils ont été faits.


Contexte

 Je sors de la période estivale où je peux difficilement m'entraîner. Je pourrais si je me levais très tôt mais j'ai une flemme monumentale pour ce genre de choses. Dans mes rêves d'identité, je serais cette meuf qui se lève à 6 heures et qui chausse ses baskets. En vrai, je ressemble pas à cette meuf.

Avant l'été je courais 3 fois par semaine, très doucement après avoir suivi les conseils d'Irène. Je vois que j'y arrive mieux, je ne suis pas à bout de souffle et finis chaque séance avec de l'entrain et pas trop de fatigue.

L'été arrive et en 6 semaines, je ne cours que 2 fois. La loose.
J'imagine ma régression totale et sais bien qu'une fois que je vais reprendre je vais me galérer ma race et d'avance, ça me déprime.

Un des trucs les plus relous dans le sport c'est la difficulté qu'on a à progresser et la facilité qu'on a à régresser une fois qu'on ne s'entraîne plus. Ca met du temps dans un sens et dans l'autre c'est quasi immédiat (j'en fais des caisses mais il y a de ça). Et putain c'est tellement pas juste (j'ai 5 ans laisse moi).

Comme ça commence à faire longtemps que je ne m'entraîne plus, j'imagine que je vais reprendre quasi du début.
Je me retrouve à ne pas avoir envie d'y aller de peur de voir où j'e suis assez persuadée que ça va être déplorable.
Je fais la  vidéo sur le blog où je vous parle de tout ça mais me sens vaguement imposteur au vu de ma pratique du moment. Vu que je pratique pas difficile de faire plus imposteur.


Dans les commentaires, l'une d'entre vous me parle du blog d'Anne Dubnidu, le blog mode et sport d'une jeune fille qui est devenue ultra sportive après avoir passé une bonne partie de sa vie à ne pas l'être du tout...

Anne est beaucoup (beaucoup) plus jeune que moi (elle a 20 ans). Elle court beaucoup (et bien, ses résultats sont là pour en témoigner), fait des courses officielles, du renforcement musculaire, est curieuse de tout un tas de pratiques différentes, elle est surtout ultra-motivée.
Je dévore son blog, surtout les posts sportifs qui me passionnent.
J'aime beaucoup ce que cette fille dit, ça me parle vraiment. Son côté solaire, ultra positifi, encourageante, "sky's the limit", me plait vraiment.
Plus je la lis, plus j'ai envie d'aller courir. La lire me motive, c'est décidé, le lendemain je vais y aller.

Footing 1

Lundi je remets mes baskets, une paire d'Asics ultra lourdes. Quand je les avais achetées, j'avais précisé au mec que j'étais débutante donc il m'a vendu une paire à grosse semelle sensée amortir mes pas lourds de néophyte. 
(J'ai depuis lu des tas d'articles qui me donnent super envie de tester d'autres baskets pour améliorer ma course mais on en reparlera)

Mon legging décathlon est moche et corsaire (le truc cumule), je sais qu'on s'en fout, mais putain là avec sa couleur passée et son élastique détendu, je ressemble à rien. On sait tous que c'est pas le propos, mais putain ça me motive pas.
T-shirt, banane (ouais je sais c'est la classe) et go. 
Je suis ultra motivée à force d'avoir lu les billes d'Anne. 
Les 6 premières minutes c'est l'enfer sur Terre comme d'habitude, putain que je suis lourde, putain j'ai du mal à délier mes jambes. Bien Marie l'arrêt du sport, tu te galères bien là, contente d'avoir flemmarder?
D'un coup une fulgurance dans le cerveau, si je me sens comme ça, c'est que j'ai 80 ans pas d'autre explication. 
Il faut que je m'échappe de cette sensation de jambes lourdes je vais pas tenir sinon.
Un Podcast devrait faire l'affaire.




Ecouter un vrai propos fait diversion à mon esprit geignant "c'est dur, c'est nul, pourquoi tu cours, ça fait mal. Viens on va boire du coca en se grattant le ventre...Allez s'il te plait qu'est-ce on s'en fout d'être mou".

Je cours 5 minutes. Je m'étire (toujours, habitude gardée du basket, certains disent qu'il ne faut pas s'étirer avant et/ou après course, je ne comprends pas pourquoi... Je le fais avant et après...).
Et je continue comme ça 3 fois 10 minutes à un rythme bas. Entre elles, je marche 1 minute 30.

Après les 6 premières minutes de souffrance, je commence à prendre le rythme.
Ma séance n'est pas glorieuse mais finalement ça se passe pas si mal.
Toujours motivée par les propos d'Anne qui reste dans un coin de ma tête, je me sens moins "seule".

Je rentre contente et assez fière (la course marche vraiment bien comme outil de fierté).
Lendemain, courbatures légères.


Footing 2

Si par exemple à la place de mon footing de mercredi on m'avait proposé de me planter des clous rouillés dans les poignets, ben tu vois j'aurais hésité... C'est dire l'envie que j'avais!

Claquée, je me force (doux euphémisme) à aller courir. Au vu de ma forme, je me dis que tant pis, je ferai que 20 minutes, je peux pas plus de toutes façons, je le sens. 
Je pars en soupirant toute mature que je suis.

Les 5 premières minutes, comme d'hab, qu'est ce que je fous là, pourquoi je me fais du mal, qu'est-ce qu'on s'en fout. 
Et là, histoire de bien me remonter le moral, podcast disco / sexy / Malibu / et short à paillettes / rigolade sur le temps qui passe (la vieillesse donc... Quelle bonne idée remonteuse de morale... je suis nulle en coach c'est évident. Coaching et dépression -__- )



Et puis comme pour tout (notamment la cigarette j'en avais déjà parlé ici), les choses partent dans une direction étonnante. Sans qu'on y croit, les choses se passent bien.
Les 20 minutes se transforment en 45 minutes à un très bon rythme, je suis bien, mes jambes se délient, je me sens, les 5 minutes toutes pourraves du début qui ne veulent rien dire passées, très bien. Très en forme.
J'accélère régulièrement, je sens que je peux le faire, j'écoute ce que je ressens et c'est cool.
Je rentre satisfaite et vraiment fière.

Comme quoi, l'état dans lequel on part courir n'est jamais révélateur de ce qu'on va vivre... dans un sens comme dans l'autre d'ailleurs.


Footing 3


J'en rentre tout juste. J'y suis allée sereine, sans envie particulière ni dés-envie.
Il va bientôt faire nuit, il faut que je fasse vite. Je chausse mes nouvelles baskets, j'avais envie d'une paire plus légère pour me retenir d'écraser mon talon sur le sol. J'y suis allée sans chaussette, à l'italienne ;-)

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 Et Dieu que ça a été chiant. Je me suis vraiment ennuyée tout la demie-heure où j'ai couru.
J'ai balancé un podcast que j'avais dans mon téléphone après avoir tenté de trouver un truc pas trop chiant... Il me restait qu'un truc avec et sur les Frères Dardenne, j'imagine bien que je vais me taper barre sur barre en l'écoutant (en boucle dans ma tête la voix de Joey Starr dans le film Le bal des actrices de Maiwenn, "les frères Dardenne, les frères Dardenne, j'm'en bats moi!")... Bon finalement les mecs sont plus légers que ce que j'imaginais mais je m'ennuie toujours autant.

Je cours dans une espèce de zone indus' qui veut rien dire...
Dernier footing de la semaine, nul.
Je me suis sentie lourde, lente, molle... ce qui était plutôt vrai d'ailleurs.
J'ai réussi à tenir 35 minutes mais je reviens sans entrain particulier ni fierté.
Bref, double nul ce footing du dimanche soir. Sans intérêt. 

(-__-)


Je vous mets ma playlist de la semaine. J'alterne podcats et musique quand je cours.
J'essaierais de le faire à chaque post.

J'espère que ce post vous a plu...

Je vous love, bon début de semaine. 




ALORS MOMMY?

17.10.14

647130next libé





Edit: Il y a du spoil total en commentaire, si vous n'avez pas vu le film, je vous conseille vivement de ne pas lire les commentaires... 

 J'ai enfin vu Mommy, le dernier film de Xavier Dolan. Vous savez que je l'aime beaucoup, j'en parle vraiment souvent sur le blog. 
J'ai vu tous ses films, plusieurs fois avec en tête de liste Les amours imaginaires et le sublime Laurence anyways dont je vous ai rabattu les oreilles.


Autant vous le dire tout de suite, j'en suis d'abord sortie enchantée, un peu sous le coup de la joie de l'avoir enfin vu, puis son souvenir s'est très vite estompé dans mon esprit.

Il est celui qui a le moins imprimé mon ressenti, Tom à la ferme y compris.

J'avais lu que le film dévastait, certaines d'entre vous en étaient même sorties "en lambeaux" et au vu de ma sensiblerie quasi systématique j'étais sûre de vivre une expérience très, très lacrymale.

Mais je n'ai pas pleuré, pas même retenu.
Je ne peux pas dire que je ne l'ai pas aimé, ça serait très exagéré, mais j'ai été... un petit peu déçue.

Ca joue évidement très bien, Steve est génial, drôle aussi (et c'est à souligner). Sa mère et Kyla sont parfaites aussi. La mère, Die, jouée par Anne Dorval est époustouflante.
C'est très beau, la lumière est magique comme à chaque fois. C'est audacieux. La musique est génialement trouvée. C'est profond, ambivalent, vraiment c'est bien. Très bien même. J'ai souvent souri dans le vide, la tête face à l'écran tellement c'était joli...

Je ne voulais ni que ça se termine ni que le film ne s'accélère mais je ne ressentais pas la même chose que devant Les amours imaginaires ou Laurence anyways, cette impression que ce que je voyais était immense et que c'était si beau que ça me donnait envie de pleurer.
C'était moins dense, mon coeur palpitait moins, je me suis même demandée, une fois le générique de fin enclenché si ça n'était pas moi... Si je n'étais pas le souci, que je n'avais pas compris, que je n'avais pas de coeur au vu de ce que tout le monde m'en avait dit... Oui parce que Mommy est décrit partout comme étant son film le plus abouti.

Peut-être que mon attente a été trop longue et trop forte... Je n'en sais rien, mais ce qui est sûr, c'est que je ne peux pas vous dire que j'ai vécu un truc fort ...

Allez bisous, mais venez dites-moi comment vous avez aimé, peut-être qu'il faut que je le revoie...

Oui je regarde les films 6 fois sinon ça marche pas.

Je vous mets aussi le Master Class de Xavier Dolan au Forum des images (je ne l'ai pas encore regardé...).



LA VÉRITÉ ?

16.10.14

gisele Bundchen MArio testino

(Gisele par Mario Testino)



(J'ai une passion totale pour Yasmine Hamdan)


Un peu comme pour tout le monde, je suppose on m'a déjà dit, pêle-mêle:

- T'as une petite mine aujourd'hui...

- Ohlala ce que t'as l'air fatigué, qu'est-ce que t'as fait hier soir... 

- T'as pas un peu grossi!

- Et ben dis donc tous ces cernes, ça se voit que t'as mal dormi...

Hier, une fille que je ne connais pas tellement en a mixé deux  et m'a dit "t'as l'air claqué, ça se voit à tes cernes...".
J'avais rien demandé de particulier, au pire je m'étais étirée signifiant mon état de fatigue, elle a dû prendre ça comme une sorte de permission.


Ce genre d'interventions, qu'elles viennent de mes proches (aka la famille qui sont les patrons de l'indélicatesse, on est bien d'accord) ou de moins proches, me surprennent toujours profondément.
En fait pour tout vous dire, je trouve ça un peu grossier.
Mon grand-père, à chaque fois qu'il me voit, peut pas s'empêcher de constater que j'ai un gros cul... À chaque fois, je ne sais vraiment pas pourquoi... C'est mon cul bordel, heureusement que je suis TRÈS à l'aise avec lui...

Je n'ai jamais de ma vie dit ce genre de phrase à quelqu'un.
Je comprends à peine que ça puisse monter au cerveau de mes congénères qu'aujourd'hui, comme je suis en dessous de ma forme, ils peuvent me dire que je suis "moins bien que d'habitude".

Si je demandais encore, j'assumerais la réponse dans tout sa sincérité, mais là, non, je suis gentiment en train d'écouter ce que les autres racontent que bim, on me parle de ma mine chiffonnée.
Le pire c'est que la fille en question est chouette...


De mon côté ça va même plus loin, je ne peux même pas dire aux gens que j'aime et estime qu'ils ont l'air fatigué... Même s'ils me le demandent... 

C'est pas vraiment du mensonge parce que la plupart du temps, si je le dis c'est que c'est vrai, mais si c'est moins le cas, leur dire ne me parait pas être l'idée du siècle... On est rarement au mieux de nous quand on nous dit qu'on ne l'est pas. 
En revanche, la douceur de s'entendre dire qu'on est beau, qu'on semble en forme, qu'on a bonne mine, influe fortement sur son rapport au monde. J'adore voir ma mère sourire et minauder quand je lui dis qu'elle est belle...
En tous cas pour moi ça marche comme ça...

PS: C'est un peu compliqué de poster en ce moment, désolée.

Bisous Smack







CE SOIR...

8.10.14

mummy


(Souvenir ému que ce morceau des Counting Crows soit réutilisé dans un film 15 ans après Cruel Intentions aka Les liaisons dangereuses pop sucrées... Ouais 15 ans, ça pique un peu)


 Je ne l'ai pas encore vu mais je voulais quand même faire part de mon enthousiasme pré-Dolan.

Mommy sort aujourd'hui dans les salles et je suis joie.



LE SPORT X PROGRESSION X LES AUTRES

7.10.14

J'avais très envie d'aborder cette question autour du sport avec vous, en vidéo c'est toujours plus vivant.
J'espère que ça vous plaira.



PS: Je me galère vachement avec les réglages de mon appareil photo (l'autre, le vrai qui fait net). C'est un Sony Alpha, et en mode vidéo j'ai toujours très mauvaise mine et c'est très agaçant.
Comme je suis néophyte, j'ai juste besoin de savoir s'il y a des choses à avoir ou s'il faut juste faire des tests, peut-être vous pourriez me dire.

Allez, bisous smack. Bonne journée

CULPABILISER RESPONSABILISE-T-IL?

3.10.14

hmtrend1



(Oui encore une chanson de Camélia Jordana, mais Miramar est tellement, tellement jolie)

J'ai enfin vu le documentaire  Le monde selon H&M  où l'on voit quelques "dessous", dont nous ne sommes plus tellement dupes, du géant suédois.


Au début de l'été Géraldine de Café mode en avait parlé dans un billet et c'est en lisant les commentaires que j'avais vraiment eu envie de le voir.
 Géraldine soulignait que dans ce documentaire on y apprenait pas grand chose qu'on ne savait déjà, ce qui est tout à fait vrai.

Alors, si on sait-déjà ce que Marie Maurice (la réalisatrice) nous dit, à quoi pourrait bien servir ce documentaire?

J'avais lu un commentaire assez intéressant chez Géraldine.
Une fille y expliquait que peut-être, voir / savoir (voire revoir / resavoir) ce qu'implique la fast fashion dans la monde permettrait au consommateur de ne plus continuer à se cacher derrière sa méconnaissance. À un moment ça ne passe plus le coup de "ah bon, je ne savais pas!".
De fait, si tu continues à acheter comme ça, c'est que tu sais ce que cela implique et que tu fais donc le choix de continuer à le faire, en tout état de cause. Et dans ce cas, tu dois savoir ce que tes achats impliquent, de manière individuelle.

Je vais encore parfois chez H&M, j'achète encore chez H&M alors même que j'imagine parfaitement que le conditions de fabrication de mon t-shirt à 5 balles sont déplorables. Est-ce que je m'en fous? Non mais c'est loin dans mon cerveau, comme derrière le brouillard de l'envie, du pas cher et du renouvellement. Toutes ces choses que la société met avant pour justifier l'injustifiable et qui apportent toute la satisfaction à ma pulsion d'achat. Elle n'est pas regardante.

Distinguons les 2 éléments qui s'opposent face à un achat fast fashion. T'es devant ton t-shirt pas cher, bien coupé... et surtout pas cher. Mais pas cher, ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de prix à payer, c'est juste que ce prix, ce n'est pas toi qui le paie:

✔︎ L'envie 

✔︎ L'éthique (la morale si tu préfères)

Mon envie d'acheter est souvent de l'ordre de la pulsion j'en ai déjà amplement parlé. 
Extrait de ce que j'ai dans la tête face à un achat potentiel:
 "Pas mal ce t-shirt blanc. Oui mais j'en ai plein des t-shirts blancs. En-a-t-on jamais assez? Non. C'est fabriqué où? Au Bangladesh... Ah ça craint ça, les gens sont pas bien payés pour mes tergiversions et versatilités de sape, je suis une conasse occidentale qui respecte rien ni personne pour des trucs dont on se fout... Ouais mais en même temps, le coton est beau..."

Pathétique technique de diversion interne. 
Evidement je sais que ça craint, mais la douceur dans les boutiques fait tout pour exclure la culpabilité du processus d'achat. Seuls le plaisir et la mode participent à la décision d'achat (je parle de mon cas, je suppose que certaines et certains ont une capacité d'empathie immédiate et généralisée plus grande que la mienne). 

Je savais donc au fond de moi ce qu'impliquait que je puisse acheter des t-shirt à 5 balles mais ce demi-savoir ne contrecarrait jamais mon désir d'achat. 

J'ai regardé le documentaire et là, je ne pouvais plus tellement faire comme si je savais à moitié. 
Je me suis mise à culpabiliser d'abord parce que c'est ma spécialité et aussi parce que tout ce qui était montré allait dans cette direction. 
Et c'est en regardant les gens, les possibles futurs salaires entre 36 et 50 euros mensuels des ouvriers éthiopiens, les impôts de moins en moins payés par le géant que je me suis dit que, d'une certaine manière, je cautionnais ces choses. 
Je découvre donc l'eau tiède... ça va je sais...
Les oeillères de soie (pour reprendre une expression trouvée dans le bouquin de Mona Chollet, Beauté fatale), la mise en avant systématique de la prise de plaisir dans le shopping éloignait clairement l'acte d'achat du rapport éthique qu'il implique. Parce que oui, acheter, dans mon cas, un t-shirt à 5 euros ne relève pas de la nécessité et le faire c'est montrer avec quel type de monde et de fonctionnement j'accepte de négocier.

Oui H&M n'est pas une entreprise caritative, elle existe pour faire de l'argent mais je cautionne ce qu'elle fait pour en gagner encore plus... 

Donc je me posais cette question, finalement, peut-on se responsabiliser à force de culpabiliser? 
Le meilleur moyen de mettre sa pulsion à distance n'est-il pas de "moraliser" son rapport au monde? 
Venez on en discute.


Je vous mets le documentaire en-dessous.




Bisous smack
 

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