DES PETITES NOUVELLES

3.2.16

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(Il faut écouter le superbe album de Anderson. Pak, Malibu) 

"L'honnêteté est la meilleure stratégie", Cervantes



Salut les copains, alors...

Par où commencer.

Je suis nulle en blog en ce moment. J'ai pas le modjo c'est évident. Je cherche des idées, des trucs à dire, j'ai l'impression d'avoir fait le tour, d'être une grosse ringarde et que ça ne reviendra jamais. Alors pourquoi tirer sur la peinture... Bon si vous êtes là depuis longtemps, vous savez que ce genre de choses m'arrive régulièrement, j'ai le blog cyclothymique mais là c'est plus qu'une petite phase, ça dure depuis loonnnggtttempssss.

Alors pas de méprise, je ne suis pas triste du tout dans l'absolu, ça va même plutôt bien, c'est juste que j'ai pas le moral du blog.

D'où la refonte, je change la mise en page (comme les magazines au bout du rouleau qui font genre "Nouvelle formule" alors que personne n'est dupe), je cherche des trucs nouveaux mais dans le fond je vois bien que je me débats et que ça ne donne pas grand chose.

Mon blog va voir 10 ans cette année. Ce qui est fou, c'est clair et au fond de moi je l'aime toujours c'est juste que je ne vois pas quoi dire de plus ou d'autres... A un moment, ça tourne forcément en rond. Alors si c'est pour faire comme un bête magazine qui raconte toujours les mêmes régimes et test psycho d'une année sur l'autre, pour quoi faire?

Je me disais que j'avais fait le grand tour et je commence à en parler à mon mec "J'ai envie d'arrêter mon blog"?

"Pourquoi?"

"Parce que ça me soule, j'ai rien à dire, il n'est que contrainte et sérieusement je ne vois pas pourquoi continuer si c'est pour le laisser mourir à petits feux. Ca fait la blogueuse qui s'accroche, non?"

"Non je ne trouve pas! Tu aimes ton blog..."

"Plus trop non, regarde, je réponds plus à mes commentaires, mes billets sont quand même sans grand intérêt... Et puis j'aimerais faire des vidéos mais je ne me supporte plus en vidéo du coup, je freine des 4 fers même si c'est le format qui me plait le plus..."

"Tu ne devrais pas le fermer... Je sais que tu l'aimes et tu le regretteras..."

Alors j'ai réfléchi à ce qu'il me disait, à mon détachement face à ce blog, à ce qui disfonctionnait.
Pourquoi ce blog ne me plaisait plus et pourquoi alors je ne le fermais pas? S'il ne me plaisait plus c'est peut-être simplement parce que je n'y reconnaissais plus! Et puis c'est pas grave, on a le droit de changer... ce que je ne supportais plus en revanche c'est ce sentiment de "devoir poster".

Les raisons sont multiples mais après réflexion, quelques trucs se dégagent.

Je pense que mon blog est dans un entre-deux qui ne me satisfait plus... Il n'est pas professionnel, je ne gagne pas d'argent, je m'y suis toujours refusée, comment tenir une cohérence entre mon blog qui prône une certaine forme de "non-achat" ou "peu d'achat" (alors même qu'il est originellement " de mode") et la publicité qui rapporte de l'argent aux blogs. Ca ne tient pas. En tous cas pour moi, ça ne tient pas... ce qui forcément m'a mise dans une position "amateur" de blog. Et qui dit "amateur" dit sans compte à rendre.
Un blog prend un peu de temps (au moins un peu) et la position dans laquelle je me suis mise ne m'oblige à rien. Et sans obligation, autre que professionnelle, je ne voyais pas pourquoi j'aurais dû plus poster. Pourtant, des mois où je poste 2 billets, ce n'est pas l'image que je me fais d'un blog... Je suis comme vous, j'aime les blogs où ça poste régulièrement (celui de Victoria de Mango & Salt m'impressionne pas mal dans son genre) mais je ne me voyais pas continuer à m'obliger alors que... alors que rien ne m'y obligeait.

Je pense que je ne poste pas suffisamment, j'ai besoin de plus de productivité pour progresser et je ne m'en donne pas assez les moyens . C'est de cet entre-deux là dont je parle. Je poste un peu mais pas vraiment, régulièrement mais pas non plus... Bref, statut un peu batard qui freine mon éventuelle "productivité".
Mon blog est un outil qui m'a longtemps fait progresser, ne serait-ce qu'intellectuellement puisque chercher des nouvelles choses est ultra stimulant, c'est un des trucs que je préfère dans la vie, apprendre et découvrir et un blog, pour ça, est parfait. Mais là je stagne, et si je ne fais pas gaffe, je vais virer vieille conne qui écoute les mêmes musiques depuis 20 ans et qui trouve que "c'était quand même mieux avant"...

(Billet du coq à l'âne aka la partouze à la ferme, je préviens...)

 L'autre fois sur Pinterest, je tombe sur une interview de Garance Doré qui raconte son blog (à l'occasion de la sortie de son bouquin...Bouquin que j'ai lu mais je ne sais pas trop quoi en penser, j'y reviendrai peut-être). Une phrase fait tilt, elle dit en substance qu'elle a toujours considéré son blog comme un "trésor", jamais comme un passe-temps.
Un "trésor"... Moi jamais. jamais j'ai pensé ça... Du coup avec un trésor, tu fais gaffe, tu galvaudes pas, t'es vigilant, tu donnes le meilleur de toi.

Est-ce que moi j'avais déjà donné le meilleur avec La chic Fille? Sa réflexion m'a vachement interrogée.

Et la réponse est bien sûr non. Par orgueil, d'une certaine manière. Si on ne donne pas le meilleur, on se mouille pas alors même si le format ou le propos sont critiqués, ce n'est pas si grave, on a pas tout donné... (technique pétée mais fort répandue de ceux qui ont peur d'oser et qui ne veulent pas être des losers)

J'ai commencé à voir dans les dégradations du blog une certaine forme d'abandon, je ne donnais clairement pas le meilleur de moi-même.
Pourquoi l'aurais-je fait? Il n'est pas mon travail et puis le vrai truc que je voulais faire à l'écrit c'est écrire un livre... Sauf que ce livre, je ne l'écris pas. Jamais. je n'y arrive pas, les fois où j'essaie je n'y prends pas de plaisir... C'est juste que je reste coincée avec ce rêve ultime qui me dévore plus qu'il ne me rend ambitieuse. Je l'ai tellement dit que je voulais écrire un livre que ne pas le faire serait l'échec total... Mais qu'importe les raisons, je ne le fais pas alors c'est sûrement que je considère, d'une certaine manière, que c'est le mieux pour moi.
Alors le blog était un petit truc qui ne comptait pas vraiment, on échangeait, c'était chouette, vraiment chouette, souvent profond même, mais au fond, je l'ai toujours pris par dessus la jambe parce qu'il n'était qu'un moyen, un moyen qui m'amènerait peut-être à écrire, un jour, un vrai livre.
Et un vrai livre, c'est un vrai truc, un blog ce n'est rien. Ce n'est qu'un truc futile qu'il ne faudrait pas trop prendre au sérieux... En plus c'est un format qui se ringardise alors à quoi bon?


C'est tout cela que j'ai vu quand j'ai réfléchi au blog.
Une vieille relation à laquelle je ne croyais plus, sûre qu'elle ne m'apporterait que des obligations et peu de moments de grâce... Une vieille relation qu'on ne rompt pas par habitude et parce qu'elle éliminerait une bonne partie de l'identité qu'on imagine de soi.

Alors, avant de jeter l'éponge, je vais essayer de faire mon mieux. Je me donne 1 an, la dizaine, 1 an  pour mieux faire, pour me ré-engager dans ce blog pleinement et avec fierté sino j'arrêterais avec sérénité, sûre d'avoir essayé.

Peut-être que je n'écrirais jamais de livre... Mais je peux bien écrire mon blog.

J'ai reçu cette semaine un commentaire de Lou qui m'écrit "J'ai envie de te dire d'écrire un livre avec ton talent ton intelligence et ta subtilité, mais en fait ton blog c'est le top, je ne sais pas si un livre se serait mieux"...

Ce commentaire  en plus de me faire chaud au coeur, est tombé à pic, pile dans la réflexion du moment... Oui si ça se trouve un livre ça serait pas mieux.
Je peux m'atteler à jouer mon "rôle" de blogueuse le mieux possible, il n'y a rien de déshonorant là-dedans, l'important c'est que j'y mette tout ce que j'ai.

Je ne vais pas jeter l'éponge sans essayer une dernière fois et une vraie fois.

Je vous embrasse et encore une fois, merci d'être là et de venir me lire.




BASKET-BALL ET APPRENTISSAGE SEXISTE

1.2.16

MIRANDA KERR






Tyler the creator, Find your wings

Je devais faire du basket depuis 4 ans, j'avais 11, 12 ans quelque chose comme ça et un soir, en discutant avec mon papi, j'ai compris un truc essentiel, en tant que fille, je serai physiquement (sportivement plutôt) toujours moins bonne que les garçons. Pas tous les garçons, bien sûr, mais à niveau équivalent, il y'aura un moment où la différence sera frappante et je ne pourrais plus gagner...

A 11 ans, en pleine pré-puberté, ce n'était pas encore le cas et je ne voyais pas pourquoi ça devrait changer un jour.

Les entraînements étaient souvent mixtes et en fin de séance on faisait des petits matchs 3 contre 3 ou 5 contre 5, ça dépendait.
L'équipe qui marquait sortait et était remplacée par une autre.
Mes coéquipières et moi étions souvent en haut du tableau. On sortait vite, je me souviens précisément d'une époque où on était les meilleures, parce qu'on était plus investie et plus teigneuses aussi. Et parce que les différences physiques n'existaient pas encore, les garçons n'étaient ni plus grands ni plus forts.
Quand t'es une fille, en tous cas dans le club de basket de mon enfance, t'es déjà moins importante que les garçons. Tu le vois pas comme ça mais en grandissant tu comprends mieux, ce que tu fais, tes performances sont anecdotiques dans le club. Par exemple, c'est eux qui gardent le beau et grand gymnase quand toi et tes copines tu vas dans le petit gymnase sans chauffage à 12 minutes de marche. Ca tourne pas, c'est toujours toi qui y vas.

A 11 ans je ne savais pas vraiment tout ça et surtout je ne savais pas que les corps et leurs modifications allaient avoir une si grande influence sur la pratique de mon sport. Qu'importe l'investissement que j'y mettais, qu'importe ma ténacité, mes entraînements, qu'importe tout ça. En discutant ce soir là avec mon papi, il m'a lâché la vérité injuste de cette réalité là, je serai moins forte qu'eux., quoi que je fasse. Même si avec mes copines on les domine aujourd'hui, ça ne durera pas. On peut bien  sûr s'en foutre de gagner, mais moi, j'aime la compétition, pas pour faire figuration, si je m'entraîne dur c'est pour gagner, pas cueillir des pâquerettes.

Mon papi (aka Léon) je ne l'ai pas cru tout de suite.
J'étais sûre qu'il se trompait, que ça ne pouvait pas être aussi injuste que ça, je m'entrainais dur et j'adorais ça, je n'allais quand même pas me faire niquer avec la bête biologie. Non, je croyais encore au mérite, à la juste récompense...

Mais il avait raison. Le corps s'en est mêlé, je ne grandissais plus, je sautais moins haut et courrais moins vite qu'eux... J'étais devenue une fille qui joue au basket, aussi investie qu'elle pouvait être, elle ne gagnait plus comme avant.

Ca m'a rendue assez triste, je m'en suis remise bien sûr mais putain que c'était pas juste...

PS: Je reviens après un léger break, je m'en excuse un peu mais pas trop.
J'espère que vous allez bien.



VIDEO DU WEEK-END, 23 JANVIER

23.1.16

Une petite vidéo Ted, ça fait longtemps, non?


UGG / CONFORT / LAISSER-ALLER

20.1.16

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Si vous me lisez depuis longtemps, vous savez que je voue une vraie passion aux chaussures de la marque Ugg.

J'ai acheté ma première paire en 2004 (12 ans sa mère) à Montréal, parce que le peu qu'il avait en France était écoulé et que j'avais très très envie d'en avoir.

Si j'ai acheté des Ugg c'est pas pour le confort (je n'en savais à l'époque rien vu que je ne les avais jamais essayées) mais bien  parce que je les trouvais jolies.

Et puis après je les ai mises à mes pieds et là, j'ai compris. C'était au-delà du confort (pieds nus, pour les Ugg c'est une obligation, c'est même de cette manière qu'on a le plus chaud, la peau à même les chaussures). J'ai eu plusieurs années où je les portais strictement tous les jours.
C'est chaud c'est doux les Ugg, pourquoi autre chose (et non ça ne fait pas transpirer... je redis au cas où).

NDLR: J'imagine que certaines et certains, trouve cet achat de chaussures cruel. Je m'excuse par avance auprès de vous si vous êtes choqués mais je n'en suis pas au même niveau de réflexion que vous sur la question donc si vous avez des remarques à faire, je les accueille avec plaisir (voire réflexion) si elles sont formulées poliment et sans condescendance. 

J'en ai eu depuis cette époque 9 paires.
C'est même resté un "luxe" dans des périodes où je ne mettais plus beaucoup d'oseille dans mes fringues. Mes préférées restent les classic short en sable (et noisette).

En tant que vieille consommatrice (le nombre d'articles sur mon blog traitant des Ugg -__-), je trouve que la qualité a un peu diminué (contrairement à mes premières paires solides au-delà de tout, les nouvelles se trouent au bout ultra facilement. Je vous conseille de prendre une pointure un peu au-dessus si vous êtes entre 2 pointures) mais pas grand chose peut test le confort de ce truc.

Bon tout ça je l'ai déjà dit.
Ce qui me frappe (encore maintenant même si le phénomène est passé et que les Ugg sont quasi devenus des basiques) c'est qu'elles continuent à être citées comme "la quintessence du truc moche, importable, que c'est même abusé que ça existe tellement celles et ceux qui en portent ne se respectent pas".

Etrange... Les Ugg sont encore vues comme une honte mode.
Alors leur aspect est souvent mis en avant (gros pieds / qui se tassent (ça c'est uniquement pour les fausses, les vraies ne dégoulinent pas, elles se tiennent) et qui tassent) mais on est d'accord que tout ça est très, très subjectif. Par exemple, en ce qui me concerne, les escarpins à clous Valentino sont d'une très grande laideur (j'en avais d'ailleurs parlé dans cet articledu coup c'est sûrement pas le seul problème des Ugg. Des pompes moches y en a un paquet d'autres et on a tous un regard singulier sur la question,a lors du coup c'est quoi le problème avec ces bottes australiennes? (Si vous avez vous un avis sur la question, je serais curieuse de savoir).

Je crois que le problème des Ugg c'est son confort. Enfin pour ses utilisateurs, c'est sa force le confort mais pour les autres c'est un problème.
"Qui sont ces gens (femmes) qui se sapent pour être bien dans leurs vêtements quitte à y sacrifier la sacro-sainte élégance?"
Quand on porte des Ugg, on a fait un choix, celui d'être bien dans ses chaussures (oui je sais qu'il y a d'autres paires confortables mais restons sérieux... Ce n'est pas comparable. Cet hiver je porte une paire de Timberland que j'aime beaucoup, elles sont bien plus confortables que beaucoup de me chaussures (basket y compris) mais à côté de mes Ugg, elles se font pulvériser) plutôt que d'être élégante.

La Ugg c'est la polaire des pieds, le fameux "c'est pas beau mais c'est pratique"... Bon moi je suis hors concours, je trouve ça beau mais c'est sûrement ce que les autres y voient.

Et je me demande si derrière ça, il n'y aurait pas l'idée que se mettre en confort c'est se laisser aller... Et se laisser aller, surtout quand t'es une fille / femme, ça n'est pas très bien vu.

Je n'y connais pas grand chose mais faut pas être Einstein pour voir que la mode féminine est constituée depuis longtemps (même si ces choses sont en mouvement) autour de la notion de contraintes corporelles. Les corsets, les talons, des tas de choses qui fragilisent le corps (pas la posture ni le comportement, je lis souvent que, pour le talons en tous cas, certaines femmes se sentent plus puissantes habillées de cette manière) pour le "sublimer".
Sublimation qui n'existe que selon certains critères dit de désir masculin. En tous cas de la projection de ce qu'est le désir masculin.

Les Ugg c'est une manifestation évidente du "j'm'en tamponne le cul d'avoir mes jambes mises en valeur et d'être bonnasse". Et ça, on va pas nier que c'est globalement mal perçu (pas uniquement par les hommes d'ailleurs).
Le caractère légèrement honteux du port de la Ugg (Je vous renvoie à ce propos au post de Garance Doré que j'ai trouvé très instructif sur la question ) pourrait, pourquoi pas venir de là, de ce que les autres projettent dessus, de l'idée que ce n'est pas bien de se "mettre bien" si ce n'est suffisamment joli.

Alors vous allez peut-être trouvé que je vais un peu loin et que j'y vois des choses qui n'existent pas ou qui sont en tous cas excessivement perçues, mais sincèrement je ne le pense pas.

Depuis quelques mois (années) les choses bougent petit, et comme le dit Lise le confort est devenue une qualité fashion ce qui, perso, me ravit, vu que je déteste les contraintes vestimentaires et autres sensations "d'engoncement" .

Bisous love 

LOVE, GASPAR NOÉ

16.1.16

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Je viens juste de terminer Love, le film sorti l'été dernier de Gaspar Noé.
Je n'ai rien vu de Gaspar Noé. Je me souviens de certains de mes amis qui, en première année de fac, étaient allés voir Seul contre tous (son premier long-métrage) et qui en étaient sortis le coeur palpitant et l'énergie totale. Gaspar Noé fait des films trop difficiles pour que je puisse les voir mais j'adore, j'adore vraiment que ses films existent (du coup Irréversible, on en parle même pas...)

Mais Love c'est pas pareil, Love c'est un film d'amour, un film d'amour qui donne de sa personne, mais c'est ça l'amour. Du coup, lui, je me sentais bien de le voir, malheureusement, il ne passait pas près de chez moi.
La plus grande partie de la publicité faite autour de ce film est restée axée autour du sexe, du sexe non simulé par des acteurs non professionnels.
Mais Love c'est pas ça en fait. Ca parle d'amour alors du coup y a pas mal de sexe, de lenteur au lit, de caresses, de regards longs, de mains qui trainent, de caleçons débraillés, de culottes écartées, de salive, d'érection, de langue, des larmes aussi, du coeur qui se serre quand il souffre, de la jalousie hurlante, dévastatrice, et surtout, surtout de mélancolie.

Love est un film triste. Très triste, bien plus qu'il n'est chaud d'ailleurs.
Je n'ai pas grand chose à vous dire à part que je l'ai vu et que je l'ai aimé. Beaucoup aimé et vais le re-regarder.
J'ai aussi passionnément aimé écouter, tout du long, Satie qui collait tellement avec ce que je voyais. Notamment la Gnossienne 2, étrange et triste, centrale et répétitive.







(A ce propos, je voue un amour total à Satie depuis que j'ai une vingtaine d'année. Ecoutez, écoutez tout, c'est sublime)

 La passion qui s'amenuise, le souvenir amoureux (dans le genre, 2046 de Wong Kar-wai est très beau ) tout ça m'a rendu bien triste... Mais c'est très beau, vraiment très beau.

Je vous embrasse 

PREMIÈRE MACÉDOINE DE 2016

15.1.16

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(Björk Par Juergen Teller)


(C'est très très bien ça. C'est chaud et solaire)


Salut les copains, ça va?
Bon je sais je suis en mode "classements, listes et Cie" en ce moment, mais, au risque de frôler l'overdose, j'avais quand même envie de vous faire une petite macédoine des familles.

Pour les nouveaux, la macédoine c'est un billet dans lequel je parle, sans lien ni cohérence, des trucs que j'aime bien en ce moment. Ou des trucs que je viens de découvrir et dont j'ai, banalement, envie de parler avec vous. 

Donc les trucs du moment sont:


✔︎ MAKING A MURDERER 

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 Sur Netflix j'ai maté Making a murderer, qui est une série documentaire (10 épisodes) qui raconte l'histoire de Steven Avery, un homme accusé d'agression sexuelle et de tentative de meurtre, clamant son innocence, mis en prison (pendant 18 ans) et qui sera finalement innocenté, grâce à l'ADN. Quelques temps après sa sortie de prison il sera de nouveau accusé, du crime de Teresa Halbach.
Le tournage aura duré une dizaine d'années... Suivant les rebondissements, enquêtes, procès de l'affaire Avery. 
Making a murderer est une histoire hallucinante.
Je ne saurais pas dire ce qui m'a tant fasciné (j'ai pas une passion pour les séries policières par exemple), mais j'ai été vraiment happée par cette histoire. Je ne vais pas trop entrer dans les détails mais si vous avez 10 heures devant vous et que vous cherchez un truc intéressant, enlevé, profond, triste, dur et réel, Making a murderer est peut-être fait pour vous.




✔︎ JESSICA JONES

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Je suis assez mitigée sur la série Jessica Jones (également produite par Netflix... On faisait quoi déjà avant Netflix?).
Je n'ai pas tout terminé mais j'avais été plutôt bien motivée par un paquet de critiques lues à droite à gauche.
Au bout de 9 épisodes, je ne trouve ça pas du tout à la hauteur de ce qui en est dit.
C'est relativement distrayant, le méchant est un méchant assez charismatique que j'aime beaucoup, mais alors le personnage de Jessica Jones... -__-
Je la trouve sans intérêt, peu de profondeur, caricaturale, j'avais lu "badass" pour la caractériser, je dirais plutôt too much.
Je vais aller au bout de tout ça mais je n'en attends pas grand chose. Bref, bof!
Certaines et certains l'ont vu? Ca vous a plu?

✔︎ DON'T STARVE TOGETHER 

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S'il y a bien un truc qui a marqué ma fin d'année, c'est un jeu vidéo, Don't starve together
J'ai beaucoup joué à la console (avant) mais je n'ai pas une passion pour les jeux sur ordi (je suis sur mac depuis 2002 du coup, c'est pas la fête des jeux notez!) donc je ne le suis jamais intéressée à tout ça.
Mais en fait c'est en voyant mon amoureux jouer à ce jeu que j'ai eu envie de m'y mettre.
Don't starve est un jeu d'action aventure développé par Klein Entertainment.
Grosso modo c'est un jeu de survie. On doit gérer un petit perso (sa santé, sa faim, sa santé mentale) se fabriquer un camp, se faire une petite vie avec les aléas de l'univers et du climat.
Dit comme ça, tu te dis que c'est pété, je le sais.
Mais bordel comment c'est trop bien.
Je ne saurais pas vraiment dire ce que j'aime tellement dans ce jeu mais vraiment, je l'aime beaucoup beaucoup.
Ce jeu est tellement prenant (attention tu vas peut-être trouver ça con) qu'il est une stratégie d'évitement parfait quand t'es angoissé / insomniaque .
Cet univers est trop chouette, le jeu est complexe et j'y prends un plaisir fou.

✔︎ JUDE LAW PAR JUERGEN TELLER

Je viens de remater Le talentueux monsieur Ripley qui est un film que j'aime beaucoup.
Et c'est en revoyant Jude law (Jude law à cette époque c'est quand même quelque chose...) que j'ai eu envie de revoir ces photos prises par Juergen Teller que j'ai toujours trouvées cool.


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✔︎ EN FINIR AVEC EDDY BELLEGUEULE / HISTOIRE DE LA VIOLENCE, EDOUARD LOUIS

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Après mon post sur le bouquin d'Eribon, Retour à reims, vous avez été nombreuses et nombreux à me conseiller le premier livre d'Edouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule.
Auto-fiction (relative), le livre raconte l'histoire d'Eddy, issu d'une famille ultra populaire du nord de la France dans laquelle il se sent un peu désaxé.
Comme Eribon, la sexualité du narrateur (ici l'homosexualité) étant mal "vue" "perçue" dans le milieu d'origine, l'émancipation et l'appropriation de sa propre identité ne peuvent avoir lieu qu'en s'éloignant totalement du dit milieu. La description de la famille d'Eddy est très très acide, dure, il est très difficile de porter la moindre once de tendresse sur ses parents ou sa fratrie.
Là où Retour à Reims se concentrait à définir et conceptualiser les éléments de la vie du narrateur (il y a immédiatement de l'analyse sociologique dans le livre d'Eribon), En finir avec Eddy Bellegueule se concentre plus sur les mots, la violence du quotidien et le ressenti. C'est un livre sur les émotions.
Celui-ci est plus violent aussi, Histoire de la violence, le deuxième livre d'Edouard Louis qui vient de sortir me tente vraiment, mais la violence du premier m'avait, sous plusieurs aspects, tellement choquée que je suis pas sûre.

Vous savez que le sujet de la détermination m'intéresse alors pour continuer, j'ai commencé à lire Annie Ernaux, auteur dont parlait Eribon (et Louis aussi)  qui traite aussi de ces questions là. Et qui les traite sous un angle plus féminin évidement.

Je reviendrais sûrement vous en parler plus tard.




✔︎ STAR WARS, PHOTOS DU TOURNAGE 

Y'a-t-il plus cool que ces photos? 


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Bon allez salut, je vous souhaite un très bon week-end.

Love sur toi baybay

BOWIE

11.1.16

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J'ai très mal au coeur ce matin. En plus, Bowie je savais même pas qu'il pouvait mourir...

C'était juste pour vous mettre quelques sons ...









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Et une reprise de Seu Jorge dans La vie aquatique que j'ai toujours trouvée très jolie.

 

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