MONA CHOLLET X MES CONFLITS 2

21.5.13

joey meyerowitz

( Photo de, encore, Joel Meyerowitz) 


Alors on en était où?
Ah oui, de ce dont parlait le livre Beauté Fatale de Mona Chollet.

Quand j'ai commencé à le lire, même si le style de Mona Chollet m'a happée et même si vous m'aviez vachement conseillé de le lire, je ne pensais pas y trouver autant de pistes de réflexion sur ce sentiment de tiraillement qui m'habite et dont je parle régulièrement sur ce blog:

Comment concilier une vraie (une sorte / une ébauche) réflexion sur le beau et l'élégance et dans le même temps être aussi, parfois, sur la corde raide et être incapable d'être dans une distance suffisante avec tout ça?

Les 2 sont-ils d'ailleurs conciliables?

Permettez-moi encore une petite digression...

Il y a quelques années, un ami à moi prenait de plus en conscience qu'il avait un problème avec l'alcool. Il le savait parce qu'on lui disait, à chaque lendemain de fête, qu'il avait été odieux...
Un peu penaud (le lendemain), il me disait que oui peut-être il avait un problème, mais qu'est-ce qu'il pouvait bien y faire?
Moi, pas forcément experte en la matière mais ayant quand même entendu deux trois trucs sur la question lui dis, "ben je crois que le mieux serait que tu arrêtes de boire. Mais si t'as vraiment un problème (i.e si tu es alcoolique donc), ça veut dire que tu vas devoir complètement arrêter".

Il me répond les yeux ronds que complètement arrêter n'est pas une option... Il me dit que ce n'est pas une option parce qu'il adore boire du vin rouge avec du fromage et que même s'il est allé trop loin dans sa consommation (il était allé trop loin, sans aucun doute et ça le rendait absolument naze et agressif) il n'était pas question de renoncer à ce verre de bordeaux agréable. Aussi odieux qu'il puisse être au-delà de son verre de vin agréable.

Digression terminée.

Mona Chollet tient, dans ce livre, aussi ce "type" de discours avec tout ce qui a attrait au beau et à la mode.
Elle se demande si on peut, au vu du regard général porté sur notre corps et sur nous, entretenir une relation modérée, apaisée, avec le marché du beau et des magazines (et des blogs aussi dont elle parle. Et elle maîtrise bien son sujet). Surtout que ce marché n'est pas complètement innocent à notre rapport au corps déviant...



L'EXEMPLE MAD MED
Elle commence par parler assez longuement de la Série Mad Men.

Pour ceux qui l'ont regardé (en ce qui me concerne je me suis très vite arrêtée, cette série m'ennuie et pourtant Dieu sait que j'aime ce qui est contemplatif) on s’aperçoit vite qu'une partie du sujet de cette série concerne l'évolution du statut du mâle blanc tel qu'il a toujours dirigé les choses et l'émergence de ce qui était encore considéré comme des groupes minoritaires (les femmes et les noirs pour ne citer qu'eux). 
C'est une série qui décortique le rêve américain des années 60 pour n'en montrer (le personnage de Betty, la femme de Drape en est un excellent exemple, au delà de son brushing parfait elle n'est que ménagère névrosée, je vous renvoie vraiment à ce qu'en décortique le livre, c'est assez passionnant) que le côté obscur. Mad Men n'est pas nostalgique et j'ai toujours été étonnée de voir qu'elle avait pu être perçue de cette manière.

Mais la mode et les magazines féminins, et c'est ce que Mona Chollet déplore, auront été massivement influencés par le look Mad Men en s’enthousiasmant du retour des "vraies femmes"et des "vraies silhouettes".
C'est d'autant plus étonnant de relever cela alors même que la série le dénonce en en montrant les dérives et les implications. 
Mais la mode ne se sera concentrée que sur le contenant alors même que le contenu accuse cela, le contenant, la forme, ce qu'on cache sous les belles jupes en corolle et les seins en obus. C'est passionnant, vraiment.


LE RAPPORT AU CORPS ET À LA JEUNESSE

Beauté fatale est un livre féministe, militant. Elle ne s'en cache pas. L'essentiel de son propos est situé dans cette partie là d'ailleurs: le corps / la perfection du corps sinon point de salut / la peau glabre / la peau qui ne vieillit pas.

En ressort que si la société est si intéressée par le corps des femmes c'est parce qu'elle y a des intérêts... Est-ce une preuve de l'élévation du rapport au féminin ou simplement une autre forme de son oppression? (Je sais le mot est brutal et je m'essaie à tout ça avec beaucoup de pincette y étant pour le coup, très peu habituée).

Et de ce point de vue là, je ne vais pas vous mentir, lire ce qu'elle dit m'a remis les idées en place.

Elle déplore plusieurs fois dans son livre le rapport au corps distancié que nous pouvons avoir ("nous" étant le générique d'un groupe dont je fais partie). Elle se réfère souvent pour ça au bouquin qu'avait écrit Portia de Rossi pour parler, entre autres, de son anorexie. La théorie de Mona Chollet est même que l'anorexie mentale ne serait pas une anormalité mais plutôt une trop normalité (je vous renvoie au livre directement, parce que j'aurais trop peur de dire des bêtises ou des inexactitudes sur la question, je sais que c'est une maladie complexe).

 "Ce qui montre le mieux qu'il ne s'agit pas de santé, cependant, c'est la place démesurée, absurde, que les femmes acceptent d'accorder à leur poids dans leur estime d'elle-mêmes".

Elle cite souvent Naomi Wolf (américaine auteure de The Beauty  Myth) notamment quand elle parle de la relation qui unit la presse féminine et les femmes: "Les femmes sont profondément affectées par ce que leur disent leurs magazines, parce qu'ils représentent la seule fenêtre dont elles disposent sur leur propre sensibilité de masse".
 Et oui, c'est vrai.
J'y suis sensible, ma raison me hurlant qu'y être sensible est une idée nulle et qu'il suffit de ne plus les lire et que l'image de la féminité, de ma féminité, même si elle est ultra problématique y  est tout du moins, dans ces magazines, existante.

En parlant du magazine Elle, qu'elle ne rate pas, et c’est vrai qu'à voir cette compilation d'énormités les unes derrière les autres, elle aurait tort de s'en priver.

"Quelques mois auparavant, le magazine avait proposé des "astuces" pour mincir et se muscler en faisant l'amour, suscitant quelques protestations des lectrices. En résumé: les femmes sont censées ne vivre que pour être minces, et n'appréhender le monde et ses divers habitants bipèdes ou quadrupèdes, que sous l'angle des calories qu'ils offrent l'opportunité de brûler". 

"Le corps est le dernier lieu où peuvent s'exprimer la phobie et la négation de la puissance des femmes, le refus de leur accession au statut de sujets à part entière; ce qui explique peut-être l'acharnement sans borne dont il fait l'objet". 

La question centrale est bien là, la question du sujet, être un sujet, sortir de la situation systématique de l'ornement. Et elle insiste bien sur le "systématique" puisque parfois, c'est agréable de choisir d'être un objet... Pour son amoureux par exemple. 


"Plus généralement, les femmes sont loin d'entretenir, comme les héroïnes de Sex and the city, un rapport hédoniste et insouciant à leur corps et à l'industrie qui les invite à l'embellir: le système, plutôt que de les combler de gratifications qu'elles n'auraient qu'à cueillir, telle Ève dans un moderne jardin d'eden, attise leur frustration, leurs complexes, leur anxiété, leur autodévaloriasation; il prospère sur les tourments physiques et moraux que leur inflige le souci névrotique de leur apparence"


Je voulais conclure ce trop long post (et un peu désorbité) , c'est peu dire, par cette très jolie citation d'Isabelle Eberhardt qu'on trouve dans le livre (comme toutes les citations que j'ai compilées):

"J'ai toujours été très étonnée de constater qu'un chapeau à la mode, un corsage correct, une paire de bottines bien tendues, un petit mobilier de petits meubles encombrants, quelques argenteries et quelques porcelaines suffisaient à calmer chez beaucoup de personne la soif de bonheur. Toute jeune j'ai senti que la Terre existait et j'ai voulu en connaître les lointains. Je n'étais pas faite pour tourner dans un manège avec des œillères en soie"... 
C'est beau hein?

Les œillères en soie...

Je me rends compte que je ne réussis pas à écrire le post que je veux vraiment. J'ai trop d'idées en tête, et j'arrive à rien organiser alors tant pis, aussi imparfait qu'il soit, je vais le laisser tel quel!

Vraiment, lisez ce bouquin, c'est un vrai écho, de vraies pistes profondes sur des questions passionnantes et c'est surtout extrêmement salvateur...

Si toi aussi t'en as marre de la culpabilité / de pas sentir que ton corps c'est toi / de croire que si tu vieillis c'est sale / que la minceur est la seule option ou éventuellement quelques rondeurs à condition qu'elles ne soient que mammaires (et du "boule") / qu'en tous cas que la moindre chose qui dépasse remettrait toute ton harmonie en question / si t'as perdu de vue ce que c'était profondément la séduction / si tu t'es laissée gagner par le discours qui dit qu'il faut être belle tout le temps, mince tout le temps, épilée tout le temps (ça fait des mois que je veux écrire un billet sur l'épilation, je vais me lancer), sinon tu te laisses aller, vas y, lis Mona Chollet et on en parle.

Kiss kiss love.

À demain.


TERI MOÏSE

16.5.13


Cette histoire de la mort de Teri Moïse me fait vraiment de la peine...

Je vous embrasse (et si vous ne la connaissiez pas, écoutez ses deux albums, c'est vraiment, vraiment joli).

MONA CHOLLET / MES CONFLITS PARTIE 1

14.5.13

Heidi, 1981  neg. 1472

( Photo Joel Meyerowitz )



( Dédicace à Avril sans qui rien n'aurait été possible ♥ )

Ca fait très très longtemps que vous me suggérez très fort de lire le livre Beauté Fatale de Mona Chollet.
Finalement c'est un mail d'Aurélia qui aura été décisif et je l'en remercie.

Avant de commencer à vraiment parler de ce livre, je voulais vous raconter une petite histoire, elle n'a, a priori, pas de rapport direct avec ce qui nous concerne, mais je ne peux pas m'empêcher d'y voir un lien.

C'était une matinée assez ensoleillée, j'étais avec Karim, mon ami, chez lui, dans son appartement nancéien. On buvait du café soluble trop sucré (on a pris cette mauvaise habitude, on noie le café pour  en faire une sorte de thé quasiment imbuvable) et il me parlait de philosophie, j'adore qu'il m'en parle, j'adore qu'il m'apprenne, c'est une des choses que je préfère, que ceux que j'aime m'apprennent des choses.
Et là, il se met à me parler du Manuel d'Epictète, me demande si je l'ai lu. Je lui dis que non, il me dit qu'il est très facile à trouver en pdf et que je dois absolument le lire. Parce que Le manuel c'est comme des règles qu'on nous dit, des choses simples à comprendre, c'est abordable, c'est une suite de petits conseils clairs, applicables à la vraie vie.

Il n'y a rien de développé dans ce livre. Du concret, rien du concret.

Et la toute première chose qui est dite dans ce livre, c'est “ Parmi les choses qui existent, certaines dépendent de nous, d'autres non. De nous, dépendent la pensée, l'impulsion, le désir, l'aversion, bref, tout ce en quoi c'est nous qui agissons ; ne dépendent pas de nous le corps, l'argent, la réputation, les charges publiques, tout ce en quoi ce n'est pas nous qui agissons. Donc, rappelle-toi que si tu tiens pour libre ce qui est naturellement esclave et pour un bien propre ce qui t'est étranger, tu vivras contrarié, chagriné, tourmenté ; tu en voudras aux hommes comme aux dieux ; mais si tu ne juges tien que ce qui l'est vraiment — et tout le reste étranger —, jamais personne ne saura te contraindre ni te barrer la route ; tu ne t'en prendras à personne, n'accuseras personne, ne feras jamais rien contre ton gré, personne ne pourra te faire de mal et tu n'auras pas d'ennemi puisqu'on ne t'obligera jamais à rien qui pour toi soit mauvais. ”

Concentrons nous sur notre sujet du jour, sur un sujet plus abordé dans ce blog, notre corps. Et de ce qu'en dit Epictète (enfin ses copains qui ont fait le livre) il ne dépendrait donc pas de nous...

Il ne dépend pas de  moi? Je ne peux pas en faire ce que j'en veux? De son apparence? De ses "failles"? De ses "atouts" je n'en serais pas maîtresse?

Ca me rappelle le discours du Docteur Zermatti, cette idée que contrairement à ce que l'on tente de nous dire, notre corps n'est pas corvéable à notre goût... Ou plutôt au goût sociétal.

D'ailleurs à quel point, quand je me regarde, mes yeux sont les miens? Complètement les miens? Jusqu'à quel point je me regarde avec toute la considération esthétique, médiatique occidentale?
À quel point mon appréciation est-elle contaminée? À quel point ce sont mes goûts et seulement mes goûts qui parlent?

J'entretiens un rapport au beau, à la mode, au maquillage relativement ambivalent.
Il m'apparait, parfois, comme une source de futilité nécessaire, comme une paillette dans mon quotidien. Il me paraît parfois absolument utile, bien qu'envahissant.
Ma compulsion en est le pire travers, elle me domine, ne nous mentons pas. Je lutte parfois, parfois moins, mais le fait qu'elle se soit tant focalisée sur le domaine de la beauté et de la mode est bien révélatrice de la relation ambivalente que j'entretiens avec mon apparence, et plus généralement, et surtout plus profondément, avec mon amour de moi.
D'autres fois, mon rapport est nettement plus radical. Je ne supporte plus de me laisser faire, docilement, de me laisser avoir. D'avoir cru que telle robe me ferait me sentir plus incarnée, plus "femme". Que telle crème de jour arrêterait le temps... Parce que c'est sale de vieillir qu'on nous dit!
Je m'en veux de m'être laissée culpabiliser, je m'en veux d'avoir écouté des choses qui ne devraient pas me concerner, je m'en veux de passer trop de temps dans des futilités alors que je rêve d'avoir du temps pour apprendre à faire du piano.

Je suis ambivalence. Un état remplace l'autre. Parfois ils cohabitent, je suis et lucide, et soulagée.

Mais le livre de Mona Chollet a permis de mettre des mots, des concepts et des précisions sur mes ambivalences. D'un coup, j'ai mieux compris pourquoi j'étais "moitié victime, moitié complice comme tout le monde" (c'est une phrase de Sartre à propos des femmes, au tout début de Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir que je cite souvent dans ce blog tellement je la trouve adaptée).

J'ai toute de suite été happée par ce livre. Le sujet d'abord m'a vraiment passionnée et puis il y a le style de Mona Chollet. Certains le jugent agressif, de mon côté je le qualifierais plutôt d'ardent.

Alors de quoi ça parle Beauté Fatale?

Si je devais être laconique (ce qu'évidemment je ne serai pas), je dirais que c'est un livre qui décortique, analyse et critique le désir de beauté des femmes. C'est "une critique de l'aliénation féminine à l'obsession des apparences".

(Je crois que je vais écrire ce post en plusieurs fois, c'est déjà long là, non?...)







L'AMANT

13.5.13

marguerite




J'ai revu L'amant ce week-end, le film d'Annaud tiré du livre de Duras (une version que l'écrivaine reniera, estimant que cette histoire à l'écran n'était pas la sienne, mais celle du réalisateur). Duras avait  pourtant commencé à bosser sur l'adaptation de son bouquin, avant même que le réalisateur ne soit choisi, mais elle fut hospitalisée et le projet continua à se mettre, malheureusement, en place sans elle. C'est notamment pour cette raison qu'elle a sorti juste après L'amant de la chine du Nord.

J'ai quasiment vu ce film à sa sortie (en 92) et je me demande bien comment ça a pu arriver (vu que j'étais super mineure... J'ai dû transgresser, je ne vois que ça). C'est un film torride, c'est le moins qu'on puisse dire.

Je l'ai beaucoup regardé durant mon adolescence.
La raison principale, c'était la voix de Jeanne Moreau (celle de Duras "vieille" dans le film). Déjà les intonations et les mots m'allaient droit au coeur, même si je n'en comprenais que modérément le sens. Je n'avais jamais lu un livre de Marguerite Duras, je voyais qui elle était avec ses grosses lunettes (elle passait parfois à la télévision, j'avais cru comprendre qu'elle avait des problèmes avec le whisky, ça l'envoyait trop souvent à l'hôpital, mais en dehors de ça, je ne savais rien d'elle) et je n'arrivais pas à me dire que la jeune fille à l'écran (incarnée par la très belle Jane March) était la même personne. (si ça vous intéresse, j'ai trouvé la vidéo de cette émission Apostrophe spéciale Marguerite Duras qui est vraiment bien).

C'est drôle parce que plus petite je m'étais vachement identifiée à l'héroïne (pas pour tout, restons sérieux), mais là, 20 plus tard, en revoyant le film, adulte, la personne dont je me sentais la plus proche, c'était cet homme, cet amant chinois.
Mes certitudes d'amour arrogantes ont changé, mes identifications en sont la preuve.
Je n'avais qu'une vague empathie pour l'amant chinois, adolescente, en revanche, à le voir se consumer d'amour, dans ma trentaine, il en est presque devenu mon frère.

Et puis il y a cette musique... Gabriel Yared. Je ne sais pas vous, mais j'ai un goût tout particulier pour les bandes originales de films. Gaby ( ben quoi? ) avait déjà composé, quelques années plus tôt, ma b.o préférée, celle de 37°2 le matin de Beinex mais là, en réentendant le thème de L'amant, surtout dans sa version "Le départ" que j'ai mise en lecteur Youtube, je sentais mon coeur qui se brisait... Il se brisait à chaque écoute.

Et concluons sur l'allure de la jeune fille, incarnée sur cette "photographie absolue" (le livre s'appelait d'abord comme cela). Elle portait une robe reprisée, une couleur un peu grise, un peu beige, un chapeau d'homme, un feutre couleur bois de rose au large ruban noir et des chaussures lamées or. De danse. Elles sont toutes cabossées, très belles. Des paillettes sur une sorte de résille noire.
Les cernes sont prononcés (tout particulièrement sur la photo d'introduction du post de Marguerite qui a inspirée l'affiche du film) presque trop pour ce jeune âge.
Et puis parce que la féminité n'est qu'à l'état d'ébauche (une ébauche dont les contours se préciseront au fur et à mesure du livre et du film), un rouge à lèvres rouge foncé, un peu bleu, posé au centre de la bouche comme dans l'imagerie clichée asiatique (l'histoire se déroule en Indochine) et souvent mal mis. Il y a toujours une partie de l'arc de cupidon qui est mal fardé... C'est très étrange cet accident de maquillage sur le visage de l'héroïne, tellement loin de cette perfection du pore et des fards que l'on voit partout.

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Je vous embrasse fort, à demain. 

AU BONHEUR DES DAMES

11.5.13

J'avais vu il y a un peu moins de 2 ans ce documentaire sur la création du magasin Le Bon Marché.

J'avais, à l'époque, été complètement subjuguée par la vie d'Aristide Boucicaut (son créateur) mais aussi par les techniques de commerce qu'il a mises en place et qui sont devenues ce que nous connaissons maintenant du commerce.

Je sais que ce documentaire est un peu long, sûrement vous avez une vie le week-end, mais sait-on jamais, si vous avez un peu de temps devant vous, je vous le conseille vivement... Et puis quitte à être "victime" de la mode, autant l'être éduquée :-)

Et puis, c'est une bonne introduction à un sujet dont je vais enfin pouvoir vous parler, le livre de Mona Chollet Beauté Fatale que j'ai enfin lu.

Je vous embrasse bon week-end.

BEATRICE

2.5.13

Le premier casting de Béatrice Dalle ( on entend Dominique Besnehard qui parle hors champ ) avant 37°2 le matin.

Elle est pas trop trop chou?
Béatrice Dalle (je vous l'ai déjà dit) était ma perfection féminine quand j'étais enfant. sa trop grande bouche, sa silhouette pas possible, son regard un peu fou, je la trouvais parfaite, je voulais être comme elle.

Et avec sa marinière et son naturel, je l'aime encore plus...


"C'était écrit sur la tête à Beineix" :-D

DAFT PUNK, BUFFY ET MON IMPATIENCE

1.5.13

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On est en 1999, un peu avant Noël. Je vivais depuis un an à Nancy avec mon amoureux.
Un samedi soir Marie, Karl et Arnaud devaient venir à manger chez nous. Manque de bol pour mon impatience, ce soir là sur M6 c'était La trilogie du samedi (NDLR: le truc de vieux téléphages) et c'était le retour de Buffy, saison 3 épisode 1.... J'ai dû attendre encore quelques heures pour visionner sur mon vieux magnétoscope l'enregistrement!

Je pense sincèrement ne pas avoir jamais autant attendu le retour d'une série que ce soir là.
J'avais laissé la tueuse de vampires quitter Sunnydale après avoir dû tuer Angelus, le vampire très très méchant, qui était redevenu Angel, l'amour absolu de la jeune fille, après une incantation magique de Willow.
Je me suis repassée la fin d'Acathla au moins 15 fois... Midinette que je suis.
Donc je disais, je n'ai jamais autant attendu une série que cette troisième saison de Buffy. Même l'ultime de Lost (que j'ai aimé, oui il y en a eu et j'en suis) ne m'a pas fait ça.
Parce que c'était avant l'internet, avant l'instantanéité de ces dernières années... Les séries, il fallait encore patienter pour les suivre, ça faisait absolument parti du processus... Comme l'amour et cette histoire d'escaliers dont nous parlait Clémenceau.
Comme j'ai ardemment attendu cet épisode de Buffy, il était parfait, peut-être un poil mon fort que mon espoir mais dans le fond c'est bien normal.

Daft Punk sort son prochain album ( Random Access Memories ) le 21 mai. Je n'avais pas aimé Human After All, le précédent.
J'ai vu comme tout le monde les 1 minutes et quelques de Get Lucky avec Nile et Pharrell et depuis, je ne vais pas vous mentir, je suis absolument dingue. Dingue du son, dingue de danser, dingue d'attendre, re-dingue de la bouche en biais de monsieur Williams, dingue. Je suis un mouton heureux.

J'ai cru comprendre que beaucoup de personnes ont mal à leur adolescence à l'écoute de ce single le trouvant, au hasard, trop facile ou trop vulgaire.
J'ai écouté tous les fake 1000 fois et la minute et quelques en trouvant tout parfait. C'est parfait pour l'été à venir, parfait pour danser, parfait pour mon amour des 70's, parfait pour mon boule qui se sentait très à l'étroit.

RAM sort dans un petit mois et l'attendre est une sensation très agréable. J'ai hâte. Attendre vraiment un album ne m'est pas arrivé depuis plusieurs années (j'aime Daft Punk depuis Homework et avais sur-saigné Discovery que j'avais adoré... Et adore toujours).
Internet a bouleversé vachement notre rapport à la musique le rendant insatiable et versatile...
Là j'ai qu'une chose à faire, attendre. Comme il y a 10 ans, j'attends.
Peut-être que leur communication est obsolète. Peut-être que l'album sera raté ou qu'il ne sera pas à la hauteur mais en attendant j'ai hâte quand même.
Tellement hâte que j'ai pré-commandé l'album à l'apparition de cette minute sur les écrans de Coachella, festival où, évidemment, je n'étais pas...




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