REFLEXIONS AUTOUR DE L'AMBITION

31.3.15

pascal-mannaerts-sri-lanka-4

Sublime photo de Pascal Mannaerts



Merci Estelle pour la découverte de Daniel Caesar. Tout est trop beau et cette reprise lente et encore plus lascive de Cavalier de James Vincent McMorrow que j'aimais déjà d'amour a fait battre mon petit coeur de midinette friande de musique sucrée


J'avais envie qu'on parle d'ambition aujourd'hui. Ce billet fera suite à ceux sur la paresse et la peur de la semaine dernière.

Ca risque d'être long (maman ça va encore être un post "ils sont longs tes trucs", ne va pas plus loin, ça va te souler. Ps: je t'aime), sûrement digressif et je vais, une nouvelle fois, avoir besoin de vos lumières.
Je tenais par la même occasion à vous remercier très fort pour vos commentaires sur les deux posts précédents, vous m'avez vraiment ouvert d'autres perspectives et la pertinence de vos propos, vos autres points de vue et le temps que vous avez pris pour ça, m'ont été très précieux. Donc merci.

Ok, post RTT que je vais sûrement écrire en plusieurs fois donc pose tes congés.
Ca risque d'être des fois relou,  mais je vais faire de mon mieux...

L'ambition est un sujet qui me passionne. Sûrement parce que je n'ai pas les moyens de la mienne (d'ambition) je suis toujours curieuse de connaître les motivations de celle des autres. Ca m'intéresse tellement que j'avais même eu envie de créer une nouvelle rubrique ici autour de ça.
J'ai écrit des tas de textes afin de questionner celle des autres pour, pourquoi pas, trouver le chemin de la mienne.
Pourquoi? Parce que dans ma tête, l'ambition c'est le moteur, l'origine du travail, de la persistance et de la détermination.

Donc je me suis dit que ça serait amusant (et peut-être intéressant) de décortiquer les moteurs de l'ambition maintenant parce que dans les commentaires du billet sur la peur, je sentais très fort en vous lisant (et cela vaut aussi pour moi) que dans le fond, beaucoup n'avaient pas les moyens de leurs ambitions.

Et puis dans ces commentaires, l'un, différent, a retenu mon attention. Il était à l'opposé de mon discours et a étrangement remué mes certitudes. J'ai beaucoup réfléchi à mes motivations, au moteur général de mon ambition d'écrire par exemple. Mais cela vaut évidemment pour tout et va dans une dimension bien plus large que cette toute petite chose.

Je vous le copie-colle:


Ha ben tiens c'est bizarre, moi aussi j'ai peur de tout, mais ça me dérange pas parce que j'ai aucune ambition. 
Un peu de reconnaissance sociale pourrait éventuellement me plaire, mais de la part de gens biens pour un truc bien (et c'est très rare finalement. A mon avis en tout cas, car j'ai un sens critique extrêmement élevé.) 
Et finalement, je suis très bien là, à bayer aux corneilles, profiter de mes sensations de l'instant (n'ai aucune carrière et ne désire pas d'enfant, suis une "femme entretenue", comme dans ce film que tu avais conseillé et que j'ai pu adoré grâce à toi: "la chamade".) 
Cette instantanéité, sans projet et tout, ça me plait. Parfois j'ai bien de vagues velléités d'écrire, et puis j'oublie. Je n'ai aucunement ce gout de la win cher à notre (médiocre) époque, et ne m'y reconnais en rien. 

Pourquoi serait-ce si important de réussir? Ces réussites sont-elles bien liées la plupart du temps à l'éthique, l'esthétique ou quoi que ce soit d'autre en "ique"?



J'aime beaucoup ce commentaire et sa manière douce d'être à contre-courant et dans le même temps pas revendicatif pour un sou.
Qu'elle parle d'instantanéité, aucun projet, une sorte de contemplation assumée je trouve ça très intéressant.

Alors j'ai commencé à réfléchir à ma propre ambition, ce que je mettais derrière ce terme, quels étaient ses origines et ses moteurs.

Dixit le Larousse, Ambition (vient du latin ambitio i.e. une tournée de candidats pour solliciter des suffrages par des moyens légitimes, soyons précis bordel même si ça nous en touche une sans remuer l'autre)

1) Désir ardent de posséder quelque chose, de parvenir à (faire) quelque chose

2) Désir ardent de gloire, d'honneurs, de réussite sociale

3) Prétention de réussir quelque chose

Wikipedia avait donné une autre définition,  l'ambition, 4) c'est la motivation pour améliorer une (sa) situation.

Bon désolé pour le côté un poilou didactique relou de l'entrée en matière mais bon au moins, en définissant les mots on est sûr de savoir de quoi on parle.

Deux aspects se dégagent de ces définitions, d'abord l'ambition comme rapport à soi (notamment dans l'idée d'améliorer sa situation) mais aussi, et de manière évidente, comme rapport à l'autre et au monde.


✔︎ Dans le rapport aux autres (mais aussi aux valeurs de la société dans laquelle on vit), l'idée d'évoluer, de se dépasser chère à l'ambition revient finalement à se comparer à ces mêmes autres.
Comparer sa vie, ce que l'on a, ses possibilités présumées à ce que les autres ont c'est comme y chercher sa propre valeur. Je suis mieux ou moins bien.
C'est un peu comme se demander « Qui a la plus grosse, lui ou moi? »

Et donc après on se demande, qu'est-ce que je devrais mettre en place pour gagner cette bataille d'égo, prendre ma revanche sur ma condition de base, prouver qui je suis? C'est un truc qu'on voit beaucoup dans les interactions sociales et c'est souvent source de vachement d'agressivité ce truc d'auto-revendication à coup de "ils savent pas qui je suis, je suis pas n'importe qui, blablabla, ego qui souffre, toute petite chose vexée". C'est un truc de bébé qu'on peut tous ressentir quand on est grand!

Face aux autres, il y a dans l'ambition quelque chose de pas très clair et le questionner c'est peut-être trouver un début de réponse à ses propres blocages. Du type, si je ne le fais pas c'est parce, au fond, je  ne veux tout simplement pas le faire, je tiens juste à être meilleur qu'untel ou untel. Certains en avaient parlé en commentaire insistant sur le fait qu'il fallait faire des choses par goût / envie et non pas pour faire le meilleur livre par exemple.

Si j'ai envie d'aller plus loin, d'avancer, c'est bien pour moi? Est-ce que j'ai quelque chose à prouver à quiconque? Est-ce que j'ai peur que les autres me prennent pour la loose incarnée? Suis-je la loose incarnée?

Je ne sais pas pour vous, mais si l'ambition croît dans le terreau de la comparaison à l'autre, elle ne doit pas donner grand chose de singulier (ça c'est sûr) ou même de grand.

Parce que l'ambition, finalement, c'est aussi s'extraire de sa propre condition si cette même condition ne nous satisfait pas, et que l'autre soit ou non existant n'est pas à prendre en compte.

✔︎  En réfléchissant à ce post, je me suis souvenue d'une phrase de Nietzsche assez connue, "Deviens qui tu es"... En fait elle est pas de Nietzsche à la base et elle est surtout incomplète. C'est une phrase de Pindare qui au complet donne "Deviens qui tu es quand tu l'auras appris".

Questionner son ambition personnelle c'est se demander pourquoi je veux faire telle chose ou devenir telle version améliorée de moi?

J'y ai vu plusieurs trucs et j'aimerais sincèrement que vous partagiez ce qui se cache derrière votre propre ambition.

A) La question du sens de la vie. Ouais carrément mais sincèrement je pense que c'est central. On est tous dans la même galère, qu'est ce que je fous là, qu'est ce que je dois faire, mon existence a-t-elle un autre sens que cette succession de jours?
Alors les projets, ses propres ambitions sont une manière évidente de donner un sens à ses jours et de dominer, en quelque sorte, sa propre existence.
Un projet à moyen ou long terme c'est une raison réelle de se lever le matin au sens symbolique du terme.
Mais parfois, le projet est tellement grand et haut, qu'on peut être intimidé à l'idée même d'y rêver.

B) La question de la valeur. Croire en ses possibilités et agir tout entier pour se donner les moyens de les réaliser c'est aussi une manière de se respecter, de croire en soi, d'avancer avec tendresse et exigence avec soi.

C) Découvrir ses propres goûts, projets et possibles. Pourquoi je veux écrire un livre? Ben parce que j'aime l'activité d'écrire. Quand j'écris des posts par exemple, le temps a une autre substance, il passe vite, je me sens complètement à ma place (ça doit être ça cette chose que Mihály Csíkszentmihályi appelle le Flow).

D) Se libérer d'une certaine idée de soi. 90 % de ce que j'en pense limite mon ambition. Je me sens incapable d'écrire un livre. Mais parfois je suis libérée de cette idée, je crois en mon potentiel et ce n'est ni par vanité, ni par besoin de reconnaissance ni même pour un goût pour la célébrité. C'est juste comme ça, l'ambition de soi à soi. Et puis ça permettrait de légitimer les errances passées, d'un coup, si je réussis à écrire, ça aura du sens et ça n'aura pas été qu'une galère avec un résultat stérile.

E) Faire de son mieux. C'est important pour l'estime de soi et dans ce cas, l'ambition est un merveilleux outil.

Je ne mets pas l'argent comme motif vu que je m'en fous donc c'est pas un moteur pour moi.

Voilà, j'ai été longue j'espère pas trop relou.
Ca me ferait plaisir d'avoir vos retours.

Je reviens vite avec un billet plus léger.

Bisous smack 

MINIMALISME 5, LE CHOIX

27.3.15



Une petite conférence Ted que j'i trouvée très pertinente dans l'absolu
mais aussi pour notre problématique autour de la compulsion et de l'épure. 




Reprenons notre réflexion autour de l'épure entamée ici, ici, ici et là.

Barry Schwartz, le mec de la vidéo Ted, est un psychologue américain.
Il est bien possible que vous n'ayez pas le temps de regarder la vidéo donc laissez moi vous la résumer et surtout l'illustrer avec quelques exemples perso. C'est très intéressant et finalement bien logique.

Il parle de choix, des choix que nous avons dans notre existence et de ce que ces prises de décision impliquent.

Un des postulats de base pour être heureux (oui le mot est galvaudé, mais en attendant d'avoir mieux on va le garder) c'est que: plus les gens ont de choix, plus ils sont libres et plus ils sont libres plus ils ont de bien-être. Basique mais quoi de plus logique dans notre société de consommation ou pour que ça tourne il faut que l'argent rentre et que nous achetons encore et encore.

Donc, il y a dans nos sociétés énormément de choix.
Barry (ouais on est intime) donne cet exemple du nombre de vinaigrettes qu'il peut trouver dans son supermarché... 175 sortes de vinaigrettes différentes. Barry a 175 variantes d'un même produit dans un même magasin... Mais bordel pourquoi?

Et c'est là qu'il commence à nous faire part des réflexions et interrogations que tous ces choix, permanents et importants ont comme conséquence dans notre existence.

Il précise plus tard dans la conférence que ses réflexions ne sont pertinentes que dans nos sociétés occidentales opulentes et que bien sûr avoir du choix c'est mieux que ne pas en avoir mais cela ne veut pas dire que beaucoup de choix est mieux que un peu.

Grosso modo si tout est choix, l'angoisse de faire le mauvais (choix) est nettement supérieur au sentiment de "liberté"  que l'on peut ressentir.

A / La paralysie est une conséquence de trop de choix (à mettre en parallèle avec ce dont on parlait dans les deux derniers posts 2005-2015 et l'exclusion de la peur). 

Donc les deux effets négatifs du choix sont: (je ne vais faire que le citer, reprenant ses phrases mot pour mot)

1) La paralysie plutôt que la libération, il est difficile de choisir de peur de faire le mauvais choix qui nous incombe.

2) Si on arrive à dépasser cette paralysie, nous sommes finalement plus insatisfaits que si nous avions moins de choix puisque les alternatives imaginées me font regretter ma décision et le regret se soustrait à ma satisfaction et ce même si j'ai pris la bonne décision.

B / Les coûts d'opportunité: La valeur que nous donnons aux choses dépend de ce à quoi on les compare.
Internet a amplifié ce sentiment rendant le loin à ma portée visuelle et donc presque réelle pour mon cerveau.
Par exemple, le phénomène "next-door girl" des blogueuses mode (à l'origine) a eu une étrange conséquence, comparer mon armoire à la leur laissant libre cours à une comparaison absurde.
Même si j'aime mes tote-bag, mon impossibilité d'acheter un 2-55 de Chanel peut déprécier le plaisir que je peux avoir avec mon sac en tissu.
C'est un exemple puisque je m'en tamponne le coquillard des sacs de luxe mais c'était pour illustrer.


C / Escalade des attentes: Barry prend l'exemple du jeans.
Avant il n'y avait qu'un jeans, le 501, donc si je voulais porter un jeans, je ne pouvais acheter que lui.
Il était inconfortable pendant quelques semaines et après ça roulait.
Quand il a dû racheter un jeans quelques années plus tard, il a été soufflé par l'offre de jeans proposée: nouvelles matières, des tas de coupes différentes, des usures, des trous, des couleurs...
Face à ce choix et après son achat, il n'est pas ressorti plus satisfait mais moins que quand il avait acheté le seul jeans existant sur le marché.
En fait avec toutes ces nouvelles options de jeans, ses attentes avaient tout simplement augmenté.
Faible attente quand il n'y a qu'une possibilité mais recherche de perfection s'il y a une large offre.
Donc comparé à ses attentes, il a été déçu.

On n'est plus agréablement surpris par les choses car nos attentes sont maintenant très élevées.
Et puis quand il n'y avait qu'un seul jeans, s'il était inconfortable et imparfait c'était de la faute à la société (enfin à la boîte qui construit les jeans) alors que maintenant si je suis insatisfait, au vu de l'offre, j'ai le sentiment d'en être responsable.

Quand les gens prennent des décisions, même si leurs choix sont les bons, ils se sentent déçus et ils s'en veulent.
Dixit Barry être heureux, c'est avoir de plus faibles attentes.

Sortons deux secondes de la conférence et analysons mon cas spécifique, l'offre pléthorique m'angoisse.
C'est sûrement l'une des raisons pour lesquelles j'aime les restos avec une carte où il n'y a que 3 plats (plus je comprends pas l'intérêt), que je n'aime pas les grands supermarchés, que je porte le même jeans quasi depuis 18 mois. Un H&M noir défoncé, troué, usé mais qui régle mon problème de ce que je vais porter. Et c'est peut-être aussi pour cette raison que le fameux "j'ai rien à me mettre" est si développé. Le trop n'est pas la garantie du bon.

Alors même que j'ai trop consommé de vêtements, je n'aime pas choisir ce que je vais porter le matin, ça m'ennuie à un point de faire des effets de toilette vous pouvez même pas vous imaginer.
Ca me soule, ça prend du temps pour un apport quotidien que je ne comprends finalement pas.
C'est d'autant plus bizarre que j'ai trop accumulé mais ma nature profonde se situe souvent dans la quasi-absence de choix pour ces choses du quotidien, j'aime quand c'est réglé, calibré et que ça ne nécessite quasi aucune prise de décision. Comme ça, mon capital choix je le mets ailleurs et c'est mieux.

Allez salut les copains, passez un bon week-end.

Marie aka la meuf qui s'habille pareil tous les jours



EXCLUSION DE LA PARESSE

26.3.15

1463, markus burke

(Photo de Markus Burke)


(L'album de Drake est tellement bien)

Dans les commentaires du billet sur la trouille (ici),  plusieurs personnes ont parlé de la paresse / flemme  de faire ce que l'on aimerait finalement faire.
Quand j'ai commencé à voir que j'étais en boucle sur ces problématiques, que les choses se répétaient et que j'avais l'impression d'y être coincée, ma volonté sincère mais inefficace, j'ai émis deux hypothèses:

1) J'étais trop paresseuse et j'avais un putain de baobab dans la main

2) Si ces choses auxquelles je rêve étaient vraiment ce que je voulais faire, je mettrais absolument tout en oeuvre pour y arriver. Si je ne restais pas focus sur mon objectif et si je n'étais pas aussi tenace que nécessaire, c'est que dans le fond je me trompais d'envie. Si envie sincère il y'a, mise en place des moyens il y'aura #YodaVoice.

J'ai plusieurs envies profondes mais l'une d'elles (une des plus importantes) c'est d'écrire un bouquin. Même un petit. Même un tout petit.

Je ne veux pas gagner d'argent avec (i.e. vivre de ça), ni même avoir du succès (je ne crache pas là-dessus, c'est juste que c'est au-delà du champ de mes possibles actuellement donc ça ne m'effleure pas l'esprit), ma réussite sera déjà de l'écrire tout court, d'aller au bout et de dépasser les murs contre lesquels je me suis pour le moment toujours cognée.

Alors j'ai essayé plusieurs fois d'en écrire bien sûr, j'ai pas mal de textes, certains plus longs que d'autres (une petite cinquantaine de pages) mais je me trouvais toujours confrontée assez vite à l'épuisement, à la trouille panique et surtout à l'impression tenace de rêver bien bien plus grand que moi... Les bras se baissaient à chaque fois parce que je savais pas ce que je foutais là. Et si rêver grand m'empêchait au fond d'avoir les yeux rivés sur une certaine forme de réalité?

Donc explication: Marie soit t'es une feignasse soit tu trompes de chemin / d'envie.

La feignasserie a longtemps été la cause que je croyais la plus juste dans mon cas,  l'esprit trop occupé par la corrélation veut / peut qu'on nous assène à longueur de journée.

(Si ces questions vous intéressent, et je sais que je vous en ai déjà parlé mais c'est au centre de cette réflexion, je vous renvoie aux origines cartésiennes de ce type de pensée et de la définition que donne Descartes à la volonté, la considérant comme infinie et absolue (mise en avant de la notion de libre-arbitre). Je crois que j'en avais déjà parlé mais Spinoza, dans Ethique s'oppose à cette pensée en axant son raisonnement sur l'idée que le libre-arbitre est une illusion, que j'ai (ou toi d'ailleurs) conscience de mes actions mais non des causes qui me déterminent à agir de cette manière. Comprendre pourquoi j'agis (ou toi toujours d'ailleurs) de telle manière est, pour Spinoza, le chemin de la liberté.. Bon je m'emballe et peut-être même que je suis approximative et si c'est le cas, n'hésitez pas à me le dire . En gros si t'agis de telle manière, il y a une raison, tenter de se dresser à coup de la sainte volonté qu'on sacralise est une erreur)

Donc je disais que je croyais que je paressais et que je si j'avais une grosse capacité de travail je n'en serais pas là ... Mais finalement je n'en suis plus si sûre.

Une pote à moi a un pote qui écrit et publie des romans policiers. On avait été vaguement en contact il y a quelques années sur Facebook.
Ma pote lui avait parlé de moi, une copine qui avait envie d'écrire mais qui ne réussissait pas à aller au bout du moindre truc entamé.
Lors de nos échanges il me demandait pourquoi je ne tentais pas d'écrire un vrai truc, au-delà du blog, après tout je n'avais vraiment rien à perdre, juste un peu de temps mais si c'était pour aller au bout de quelque chose qui me tenait à coeur même si je me ramassais j'en tirerais forcément un truc cool.

Je lui avais expliqué que ça m'avait souvent effleuré (depuis 7 ou 8 ans de manière plus tenace) mais je ne m'en sentais pas capable, j'étais paresseuse.
Il m'avait répondu du tac au tac que non, ça n'était pas de la paresse, si c'était le cas, je n'aurais pas de blog, je n'écrirais pas des posts aussi souvent (à l'époque c'était le cas, je vous vous venir avec vos sarcasmes sur mon rythme de postage ;-) )  donc que l'argument "paresse" était à exclure.

Comme beaucoup d'autres, j'ai effectivement une bonne capacité de travail et de concentration, surtout quand les enjeux personnels y sont relativement peu importants.
En d'autres termes, je suis feignante quand ça m'arrange, donc ça ne me constitue pas.

Si je ne réussis pas à écrire plus de pages, à aller au bout de ce que je désire faire, ce n'est pas lié à ma capacité "à m'y mettre", du temps et de l'énergie on en trouve toujours, c'est simplement que je n'arrivais pas à savoir, au creux de ma peur, si ce temps et cette énergie consacrés seraient bénéfiques pour moi... Si je n'allais pas perdre et du temps et de l'énergie.

Donc à celles qui se demandent si c'est qu'une histoire de "ouais mais je suis bien dans la canapé cul nu à regarder Game of Throne en mangeant des Kinder Country" plutôt que de serrer la vie fort dans les bras (kasdédi Booba je ne peux pas m'en empêcher) êtes-vous sûre que c'est une histoire de paresse? Paresse subie j'entends parce que la paresse assumée, ça claque et ça fait du bien...
Non une paresse qui vous dépasse?

Peut-être que ça n'est que prétexte.

Bisous sans le langue à bientôt (à bientôt = à demain mais je suis pas sûre à 100 % de pouvoir poster et je suis pas une menteuse)

GIRLS SAISON 4

25.3.15




La saison 5 de Girls vient juste de s'achever sur HBO et c'était trop bien.

Je me suis rendue compte que Girls est l'une des seules séries que je suis maintenant assidument.
Je sais pas pour vous vous, mais je trouve qu'il y a trop d'offres maintenant, trop de choix de séries qu'on a de toutes façons pas le temps de regarder alors je cherche à peine... Je n'ai regardé ni Walking dead, ni House of cards ni toutes les autres dont tout le monde parle.

Mais Girls sans que je ne sache vraiment pourquoi est devenue la seule que j'attends, la seule dont je scrute l'arrivée avec impatience.

J'en ai déjà parlé plusieurs fois mais comme cette saison a été en relative rupture avec les autres, j'ai sauté sur l'occasion pour en reparler ici (même si je sais que cette série ne remporte clairement pas l'unanimité et agace beaucoup).

Je risque de spoiler évidement...

L'étrangeté narrative de Girls (évidement je parle pour moi, vos ressentis sont peut-être tout à fait différents) c'est qu'on passe une certaine partie des épisodes à se demander ce qu'on fout là à regarder des vingtenaires errer, ne trouver aucune réponse à leur problématique et être plutôt mal peignés.
Ca provoque une étrange sensation de surplace d'histoire et de personnages (c'est une des critique les plus faites à la série, ses personnages stagnants. Ça et le narcissisme de Hannah / Lena).

Mais le charme de la série se situe aussi là-dedans, une stagnation assumée, dans l'anti-win.
Lena Dunham ne développe pas des personnages qui se complaisent, ce sont des personnages qui tentent de sortir de leur schéma, qui essaient des trucs, qui ratent souvent mais qui malgré tout se relèvent. Et ça prend du temps d'où cette impression de stagnation. Deux pas en avant, un pas en arrière.
Je ne suis pas experte mais certains éléments de Girls m'ont fait penser aux tragédies grecques.
Là il ne s'agit pas de dieux qui malmèneraient l'existence des humains qui luttent vainement, eux, pour sortir de leur propre condition, mais il y a de ça dans la série, une volonté profonde de sortir de ses schémas et une remise en question réelle mais... mais une vraie fatalité et une incapacité à le faire totalement.
L'analyse permanente des personnages sur leur propre existence rend finalement tout ça assez tristounet, ils ont une pleine conscience de leur propre incapacité mais singent, incarnent ce qu'on attend d'eux (sauf Adam qui est un personnage relativement à part).

On nous explique souvent que nous sommes auto-maléables (le fameux "quand on veut on peut" dont on parlait hiermais Girls s'oppose radicalement à cette pensée et par extension au modèle de win défendu dans l'american dream.
D'où cette impression de stagnation, de répétitions, de ratés, de retours qui ressemblent sous des tas d'aspects bien plus à la vraie vie.

Ce qui me plait le moins dans la série se sont les interactions entre les personnages féminins, je les trouve au contraire irréels.
Je n'arrive pas à savoir si c'est culturel (NY. Je ne sais pas si vous souvenez des analyses comparatives amoureuses que Garance Doré avait fait à son arrivée à New-York mais en tant que petite européenne j'avais été choquée des "date" américaines et de l'autorisation "morale et sociale" qu'un individu teste des autres individus en même temps... Ca c'est quand même une sacrée différence) ou si c'est autre chose mais je ne comprends rien à ce qui lie les 4 filles. J'ai parfois le sentiment qu'elles se détestent entre elles.

En revanche je suis très sensible aux personnages masculins Ray et Adam que je trouve très bien écrits et attachants. Les liens amoureux aussi sont très finement mis en scène. La rupture entre Adam et Hannah, dans ce qu'elle (la rupture) ne dit pas, les regards, les plissements de bouche d'Hannah, son corps maladroit qui quitte l'appartement est vachement réussie.
Pour le coup, Girls met beaucoup de pudeur dans ce qui n'est pas le corps, c'est très beau et très différent de ce que j'ai pu voir ailleurs pour le moment.

Si vous avez vu la fin de Girls ça me ferait plaisir de savoir si vous êtes ou non d'accord avec ce que j'ai dit dans ce billet.

Je vous embrasse.



2005-2015

24.3.15

1583, ludwig Favre

(Photo sublime de Ludwig Favre)


Salut les copains, je sais pas ce que je fous cette année avec La chic fille mais ce qui est sûr c'est que j'ai été trop négligente avec le blog et que ça me manque.

Avant tout autre chose, ce morceau d'Aline (Je bois et puis je danse tout ça tout ça), La vie électrique est une petite tuerie sexy moite que je me passe en boucle. C'est très très 80 (mais j'aime ça) et surtout ça me file la banane (expression ultra ringos complètement raccord avec l'amorce de ma phrase).

Bon Aline c'est réglé.

Post RTT je préviens (probablement même en plusieurs parties).
Post qui va s'amorcer par un truc un peu tristounet (ou au moins déprimant) mais vous verrez, ça n'est que support, on va pas se répandre, dignité les mecs.

(ah oui et aussi l'amorce va sembler sans intérêt genre "What the fuck bordel de merde" (insulte franco-anglaise signe évident du passage de mon blog à l'international ;-) )

J'ai rangé dernièrement mes papiers.
Des tas de factures, lettres d'amour ou de desamour, des relevés bancaires, des bulletins scolaires que je fantasmais plus grandioses et puis finalement non, ils sont surtout un tas de réflexions professorales relativement médiocres à propos de mes résultats, mes convocations au CREPS de Reims à l'époque où le basket était ma vie, des papiers avec plus ou moins d'intérêt que je n'avais jamais vraiment triés...
Donc ça faisait beaucoup et ça a pris du temps.

Dans le tas j'ai retrouvé une feuille sur laquelle j'avais écrit mes états d'âme du moment (il y avait des tas de feuilles comme celle-ci, mais j'ai bloqué plus sur elle).
J'ai toujours plus ou moins écrit des trucs auto-centrés type journal intime, avant le blog (dans le cas de cette lettre, un an avant). Ces lettres sans destinataire (à part mon petit nombril) étaient un moyen de mettre en mot mon inconfort global. C'était sur le moment agréable mais ça n'a jamais eu de résultat bien probant.

(J'écrivais aussi des journaux en mode vaguement scrapbooking (mais dégueulasses, mal collés et découpés en biais. J'ai jamais été bien manuelle) avec des copines au collège. 
On découpait, collait des images, écrivait des trucs à côté. Ca avait même un nom, Lait pillé et choco poudre, nom que je trouve encore assez cool d'ailleurs... Don't judge me (blog, international tout ça). Très clairement, ça ressemblait déjà un peu à mon blog, des trucs disparates disposés avec la cohérence d'un rêve du matin. Ni queue ni tête à part dans la nôtre et sincèrement, alors même que je lutte depuis 6 ans pour transformer ce blog en un truc logique presque homogène, repenser à ce petit journal, m'a démontré que c'est sûrement peine perdue parce que ça cloisonnerait trop... Et ce n'est pas ce que je veux, c'est probablement pour ça que tout ici ressemble au bordel d'une chambre d'adolescente).

Donc je disais, je tombe sur la lettre, elle est datée de 2005. Epoque où j'étais encore à la fac, à Nancy, 1 an avant que je quitte le mec avec qui j'étais depuis 5 ans.
Contexte ô combien différent de la vie telle que je la pratique maintenant.
Pourtant, certains ressentis sont globalement les mêmes maintenant.
En lisant cette lettre j'étais un peu atterrée.
Se dégageait de tout ça une forme de tristesse, un truc inabouti, en suspens, à peine commencé. La page blanche d'une vie qui fait super flipper mais qu'on entame pas parce qu'on sait pas quoi en faire.

Et ce que je ressentais il y a 10 sur ma propre existence est globalement, à quelques détails près, toujours la même chose. Putain ça craint...

Et c'est là que je voudrais aborder avec vous quelque chose qui me tient sincèrement à coeur et avec lequel j'aimerais tout particulièrement échanger avec vous.
Parce que c'est important pour moi. Peut-être que vous allez trouver mes réflexions immatures ou sans intérêt, mais ça en a pour moi et c'est finalement assez "central" dans ma problématique.

Je ne vis pas comme j'aimerais le faire. Je ne manque ni de rêves ni d'ambitions mais je manque cruellement de moyens et de couilles.

Alors même que ma réflexion, mon cerveau, ma rationalité devraient diriger mon existence je ne suis basculer d'un événement à un autre que par ma peur.
Le peur de tout évidement.
Je suis une petite trouille sur pattes qui ne prend des décisions, en l'occurrence qui n'en prend pas, que pour ce qui lui fait le moins peur.
Alors évidement, dans ces conditions on va pas bien loin.

J'ai autant peur d'échouer que de réussir, et puis tout le reste.
Lister serait sans intérêt et surtout on a autre chose à faire vu que ça serait super long, genre... genre la durée d'Interstellar, c'est dire!

J'ai beaucoup de difficultés à dépasser cet état de trouille que j'imagine inhérent à chaque existence humaine. Bien sûr que je ne suis pas un cas isolé. Bien sûr que tout le monde a peur. Alors bordel, pourquoi moi ça me paralyse? Pourquoi je réussis pas à faire des choses importantes pour moi malgré elle?
Alors comme j'ai peur, je prends la vie par en dessous et je ne lui casse pas le dos à force de la serrer trop fort (laisse moi c'est Booba).
Ces trucs de peur se manifestent surtout dans le cadre de la réussite professionnelle.
Là aussi c'est en dessous, je ne fais pas un truc qui me plait, je fais au moins pire avec les ambitions d'une moule apeurée... Et rien ne ressort de très bien de l'ambition d'une moule.

Et il m'arrive de penser parfois (de plus en plus souvent pour être honnête) que ça ne changera pas, que je resterai cette moule tremblante à l'idée d'aller dans l'eau comme tout le monde (la comparaison autour de la moule, je sais pas, j'ai comme un doute finalement...)
Voir sur l'internet des réussites de meufs à vitesse grand V me renvoie toujours à mon propre cas (ouais le nombril tout ça).
Je suis dans le même temps ultra inspirée par leur réussite mais aussi tétanisée face à mon incapacité à passer le cap.
La win attitude généralisée est très anxiogène par rapport à ça (c'est peut être que moi qui ressent ces choses). Et l'idée répandue mais ultra simpliste du "quand on veut on peut" n'aide personne, parce qu'on sait bien c'est plus complexe que ça. Ben ouais sinon heuuuu tout le monde arrêterait de fumer par exemple, mais ô que c'est bizarre c'est pas le cas!

J'avais envie de vous parler de ça non pas pour me livrer mais pour tenter de chercher des pistes et surtout des solutions.

J'avais lu cette phrase de je sais plus qui je sais plus où "Il faut rêver grand, commencer petit et commencer maintenant". Rapport que la syntaxe est toute pétée, ça doit être formulée autrement mais vous voyez l'idée.
Ce genre de phrases dont vos murs Facebook sont inondés et qui mettent vaguement mal à l'aise tellement elles sont vides à force d'être galvaudées.

Mais rien n'est une fatalité et sûrement pas ma peur. Je vais quand même pas m'asseoir  les bras croisés en attendant que la vie passe bordel. Non, il faut que je dépasse cette trouille solidement ancrée pour envisager l'idée même d'ambition avec réalisme.

Je vais m'arrêter là et j'aimerais sincèrement avoir vos retours sur ces questions là.

Je suis revenue sur le blog assidument (il est aussi un outil d'ambition quand on y pense) et je vous fais donc des bisous gentils sans la langue dans le cou et vous dis à demain.

Je vous embrasse.

PS: Je reviendrai rapidement sur ces problématiques une fois que j'aurai eu vos retours et que j'aurai plus creusé la question.




LA PEINE ÉLÉGANTE, A SINGLE MAN DE TOM FORD

17.3.15

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Rendons à César ce qui appartient à César, la formulation de « peine élégante » n’est pas de moi mais de mon ami Karim et elle est tellement juste pour qualifier le premier film de Tom Ford, A single man, sorti en 2009 que je la pompe sans aucun scrupule.

 Hier soir, après le harcèlement de ce même ami, je l’ai enfin regardé et oui, il a eu raison de tant insister, A single man est un film sublime. Tout y est beau, la lumière, les cadres, le jeu des acteurs. C’est d’une élégance totale. Tout ce film transpire l’amour du beau.


J’avais entendu Tom Ford dire à plusieurs reprises qu’il ne considérait pas la mode comme un art (ni la sienne ni celle des autres), que l’art c’était tout autre chose. Je ne me souviens plus de ce qu’il en disait de plus, mais déjà à l’époque j’avais trouvé son analyse simple, humble. Séduite par son discours, indépendamment de son apparence, de son snobisme supposé, sa position était différente.

Je ne suis pas spécialiste en mode, j’aime les vêtements, certaines allures, mais le caractère premier degré, sérieux et excluant du monde de la mode, ne me séduit pas (plus pour être tout à fait honnête). Je ne trouve pas que ça élève particulièrement le monde, que ses codes soient beaux au sens strict du terme (je vois conseille vivement la lecture du post de Géraldine et du rapport qu’il analyse entre l’élégance tout court et l’élégance vestimentaire, c’est très instructif) et entendre Tom Ford la qualifier d’autre chose que d’art me l’a rendu d’emblée, assez sympathique. Il ne prenait pas tout « ça » si au sérieux que ça.


A single man est pour l’instant son unique film. Je ne sais pas s’il souhaite en réaliser un autre (rien trouvé à ce propos) en attendant, celui-ci m’a beaucoup impressionnée.

Le film (qui est l’adaptation d’un bouquin de Christopher Isherwood) raconte l’histoire d’un deuil amoureux. George (incarné par Colin Firth, magnifique), professeur d’université a perdu son amour, Jim, dans un accident de voiture. Depuis 8 mois, chaque jour à passer est une douleur totale pour George.

Le film se déroule sur une journée, une journée qui, selon ses propres souhaits, semble être la dernière pour George. Ne réussissant pas à dépasser sa tristesse, on le verra clore ses affaires, vider son bureau et regarder la vie un dernier jour (je ne spoile pas grand chose, c’est rapidement suggéré dans le film).

Des cadres, aux costumes, au make-up de Charley (l’amie tendre de George incarnée par Julianne Moore), à l’attitude de George, à la beauté des hommes, aux mots, aux déplacements de caméra, le soin apporté par Ford à chaque image de son film est absolument dingue.


J’ai entendu dire que le film avait été tourné en 21 jours.
Le travail sur les couleurs fourni est très important (et aussi très soigné).
La vie qui réapparait dans le coeur de George matérialisée par l’amplification des couleurs, leur clarté, leur force dans une image pourtant sépia de tristesse est très beau.
C’est si évident, si beau que c’est le contraire de la prétention de certains metteurs en scène. Les procédés narratifs sont très beaux mais simples, lisibles et accessibles.
Sa mise en scène est hyper sensuelle, lascive, c'est très moite au-delà de l'aspect ordonné, stricte.

Le jeu des acteurs est très réussi aussi. Colin Firth dévasté par le chagrin lorsqu’il apprend la mort de son amant est un crève-coeur. Plan fixe, les différentes émotions qui traversent son visage m’ont brisé le coeur. C’est sublime.

Bon vous savez que quand j’aime, je ne suis pas avare de compliments, j’ai la joie hypertrophiée, mais vraiment, A single man est très beau.

LA MADONNE

9.3.15

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Y a de plus en plus de monde qui se fout bien de la gueule de Madonna... En fait, plus elle vieillit, pire elle prend. Elle s'habillerait "trop court", "plus de son âge" (il faut vraiment faire un point là-dessus parce que je comprends rien aux vêtements décemment de "notre âge", c'est pas clair cette histoire!),  elle serait ridicule, refuserait de vieillir et serai pathétique.

Carrément...


Alors pour les moins de 20 ans, je voudrais juste vous dire que Madonna, c'est pas rien.
Enfant, considérant qu'on pouvait qualifier les chanteurs de star de manière objective, il n'en existait que 2 à mes yeux, Mickael (normal) et Madonna. Ces deux là c'était le sommet.
Maintenant vous avez l'impression de voir une meuf qui refuse de céder sa place et qui ferait mieux de faire de la confiture parce qu'elle a pire que passer l'âge mais elle reste toujours Madonna. C'est peut-être une partie de l'explication, cette fille n'est pas ma mère, la tienne, ou notre tata qui nous fait rigoler aux repas de famille, même si elle en a l'âge, elle n'est pas ces femmes là.


Je suis assez "choquée" du traitement médiatique qu'on a à son propos.
C'est Madonna bordel, aussi too much qu'elle soit, c'est Madonna.
Alors je suis pas ultra objective c'est sûr, je la trouve cool depuis toujours (et même moitié cul nu avec ses collants en résille, elle me fait marrer...)
Je n'écoute plus ce qu'elle fait depuis American Life qui est de mes albums préférés, mais je n'aime pour autant pas qu'on se moque d'elle avec autant de cruauté... Et je trouve ça d'autant plus limite que les Rolling Stones (Mick Jagger a 71 ans) continuent à gesticuler sans que personne n'ait trop grand chose à dire.

Alors peut-être que c'est ma tendance, mais j'ai presque envie de croire que si Madonna prend si cher et qu'on insiste tant sur son âge et sur ce qu'elle continue à faire malgré lui, c'est parce que c'est une femme.
Oui jouer depuis toujours sur le registre de la sexualité comme elle le fait la limite dans ses "mouvements de carrière", mais qu'il y'a t-il de plus indécent à le faire à son âge plutôt qu'à 20 ou 30 ans?

Sans savoir précisément pourquoi ça m'agace alors même que je n'écoute plus sa musique, j'aime pas qu'on la traite comme ça... Bordel Madonna... 
 

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