MINIMALISME 3, DU "BESOIN-BÉQUILLE "À LA DÉPENDANCE PARTIE 1

28.1.15

tumblr_n3j6k22aMy1tp07nfo1_500


Reprenons notre réflexion sur les questions liées à la compulsion qu'on se pose. Les précédents billets  sur ce thème sont ici et .

J'ai commencé à lire (mais pas terminé) un livre "de développement personnel", Victime des autres bourreau de soi-même.
Je vous laisse 2-3 minutes pour que vous puissiez pouffer en toute liberté, moquez-vous, j'aurais fait pareil à votre place, je suis en putain de roue libre, on est d'accord. Alors oui le titre est un cliché pathos ambulant ( doux euphémisme ) mais j' y ai trouvé des choses très intéressantes dans ce bouquin, notamment pour ce qui nous concerne ici, l'achat compulsif.

Alors le mec, Guy Corneau ne parle pas spécifiquement de l'achat compulsif mais de la dépendance au sens large et c'est de ça dont j'aimerais que l'on parle.

Il y a un moment quand t'es compulsif où justement, tu te rends compte que tu es compulsif, parce que ce n'est pas un truc qui te saute immédiatement aux yeux.
Oui parce que c'est pas à l'achat de ton quatrième jeans du mois que tu sens qu'il y a un problème, non, t'as le temps de voir ton armoire déborder avant de voir qu'il y a un léger souci avec ta consommation.

En ce qui me concerne, c'est surtout les autres qui l'ont senti avant moi, ce problème.
Mon mec de l'époque notamment... De mon côté, je voyais pas pourquoi j'avais un problème, j'étais pas héroïnomane, donc bon, acheter des conneries chez H&M c'était pas aussi grave qu'il semblait le penser.
Et puis pour lui (et me) prouver qu'il n'y avait pas de souci, je lui ai dit que j'arrêtais d'acheter pour 1 mois, comme ça il verrait que je n'avais pas de souci.
Je n'ai évidement pas tenu 2 jours mais encore une fois, était-ce un vrai souci que de me faire plaisir sans que ça ne fasse du mal à quiconque? Sincèrement je ne voyais pas où était le souci...

Et puis les éléments se sont cumulés, j'ai commencé à voir que je ne pouvais pas me passer de mes errances dans les rayons des magasins nancéiens, que j'en avais BESOIN. Les jours sans se révélaient être des jours encore plus vides... Merde, qu'est-ce qui se passait?
Bien sûr que les sapes n'avaient aucun lien direct avec mes ressentis et vides, mais j'avais le sentiment que seuls eux pouvaient pallier à ça...

La situation se détériorant, je suis allée voir quelqu'un pour essayer de mettre le doigt sur ce qui n'allait pas avec "moi". Et ça a été utile et instructif... Mais pas suffisant.

Et vous connaissez la suite, j'en ai déjà parlé plusieurs fois.
J'ai alterné les périodes plus ou moins "en contrôle", on en reparlera par la suite, mais mon réflexe, mon instinct presque, si la journée n'a pas été très agréable, c'est d'acheter quelque chose.

Maintenant que le shopping est quasiment devenu une activité, un loisir, il est plus difficile de sentir son propre souci avec les achats systématiques et conséquents. De plus en plus de gens achètent exagérément, comment y voir un "problème" alors que tout nous pousse à consommer encore et toujours. Alors qu'on se lasse toujours plus vite, qu'il y a les blogs, les vlogs ou les hauls?
C'est difficile parce que ce que je ressentais comme étant "mon exagération d'achat" est quasi devenu une norme, alors cibler le trop est de plus en plus difficile.

Ma limite se situe à cet endroit je crois: un superflu de plus en fréquent et une satisfaction de moins en moins importante. Je le sens mais ces choses sont sûrement très personnelles...

Introduction un poilou trop longue, mais c'est notre "réflexion" approfondie du mois... Au moins...

Aujourd'hui, je voulais qu'on s'intéresse justement à deux moments clés dans ce processus: le premier qui fait que l'on cherche une compensation dans l'achat et le second, celui qui nous fait passer de la compensation à l'habitude d'achat. Parce que la compulsion d'achat ça s'installe à force de, c'est aussi simple que ça.
On devient fumeur à force de fumer, on devient compulsif à force d'acheter.

Donc il y a d'un côté les premiers achats béquilles qui répondent à des "blessures" (profondes, narcissiques, anciennes, moins anciennes, c'est relatif à chacun). Et c'est ces blessures là qu'il faut cibler puisque l'achat excessif n'est qu'une compensation qui permet de soulager une "souffrance" (ça peut aller du complexe simple à des choses plus spécifiques). En gros, dixit Guy Corneau l'auteur du bouquin, "la compensation sert donc à suppléer un manque ressenti. ce manque créé une tension et cette tension appelle une réponse apte à la résoudre. Comme la personne ne sait pas exactement ce qui la tend ainsi, on ne peut pas répondre pour le moment au besoin réel, elle utilise des palliatifs. Ces derniers apportent une satisfaction de remplacement qui substitue à la satisfaction réelle. Cette satisfaction de remplacement en arrive parfois à faire oublier le besoin de départ. Peu à peu, ces compensations deviennent confortables et c'est d'elles que l'on va avoir besoin... Création de dépendance".

Donc: à l'intérieur de nous existe une tension (le manque de confiance en soi par exemple, mais on ne le sent pas vraiment de manière aussi simple). Cette tension nous rend mal, on va aller acheter un nouveau manteau sensé nous faire plaisir, nous rendre plus jolie donc, on imagine, plus confiant. Ca marche, on se sent mieux. Ca dure évidement le temps que ça dure, et comme on souvient de la légèreté ressentie lors de l'achat du dit manteau, on reproduit. Et encore. Et encore. Et on a pris l'habitude, les achats ne nous font plus autant de bien qu'avant mais on arrive plus à s'en empêcher...

Guy Corneau encore "Ca marche très bien, ces gratifications (les achats) sembleront prendre le pouvoir de nous combler. Redoublement d'ardeur dans leur consommation en espérant que l'intensité de leur effet nous procurera une satisfaction plus profonde. (Apparition de la dépendance). En somme, la répétition fréquente du même comportement fait en sorte que le système de compensation se rigidifie avec le temps. Il se produit alors un assujettissement (i.e. état de dépendance)".

Bon je vais conclure avant de passer, dans la partie 2 (dans un prochain post parce que là, je suis en roue libre en ce qui concerne la longueur de ce post) à l'analyse pratique de mon cas à moi, pour se faire une idée des raisons profondes.

"On est loin de lutter pour satisfaire le besoin réel ou pour comprendre les blessures qui le sous-tendent. On est en train de passer à l'acte sans réfléchir pour se débarrasser d'une tension intérieure. Même en mobilisant toutes ses forces contre la substance en question, pour arrêter de fumer par exemple, on risque d'aboutir à un échec si on n'accepte pas de prendre conscience des mobiles de fond".

Bon, j'enfonce sûrement un paquet de portes déjà ouvertes, mais c'est toujours intéressant de refaire un point là-dessus.

Donc si vous êtes comme moi, il peut être assez pertinent de réfléchir posément, sans jugement, à vos "tensions internes".




LA MUSIQUE EN 2014

23.1.15

guetto blaster


Salut les copains, bon petit retour musical sur l'année écoulée. J'aime bien faire des listes de musique, vous le savez déjà.
Cette année n'a pas été, musicalement, exceptionnelle pour moi, j'ai moins découvert de trucs qui m'ont retourné comme d'autres années mais y a quand même 2 ou 3 trucs que j'ai aimés.
Ce n'est pas un classement, juste une liste sans ordre.
Mon année 2014 a été très très féminine...

YELLE, COMPLÈTEMENT FOU 

Yelle

J'aime beaucoup Yelle depuis Je veux te voir, depuis le début quoi!
Quand le premier morceau de leur album Complètement fou a filtré en Juin, Bouquet final, j'ai bien dû l'écouter 60 fois d'affilé (je suis ultra monomanique depuis l'enfance, je peux écouter une même musique des jours et des jours).


Et finalement, tout l'album s'est révélé être super cool. Préférence pour Coca sans bulle, Nuit de baise 1 et 2, Dire qu'on va tous mourir (mon côté gai et optimiste) et Un jour viendra.
C'est très étrange le cas Yelle pour moi parce que je n'écoute plus tellement de pop électro comme ça depuis longtemps, mais j'ai une vraie tendresse pour ce qu'ils font (et ils sont bretons, ce que je trouve encore plus cool... Ouais je suis corporate Bretagne depuis peu, ne me juge pas!)


CAMELIA JORDANA, DANS LA PEAU

Camelia-Jordana-Gala-BB-Cream-Lovalinda
 
J'ai beaucoup beaucoup écouté le deuxième album de Camelia Jordana, Dans la peau.
J'en avais plus ou moins rien à carrer de ce que faisait cette fille mais j'ai écouté son album après lu plusieurs critiques élogieuses.
À la première écoute, sans plus, et puis finalement certaines sont devenues mes préférences de l'année, je les chantonne par coeur avec beaucoup d'entrain: Comment lui dire, Sarah sait, Jeune homme, Brigitte dit vrai et Miramar que je trouve sublime.



CHRISTINE AND THE QUEENS

arton173806


Je crois qu'on a déjà bien parlé d'elle , mais quand même un petit rappel pour dire que 2014 a été pas mal bercé par le premier album de Christine and the queens ne me paraît pas être du luxe.

Nuit 17 à 52 la plus jolie je trouve...




SIA, 1000 FORMS OF FEAR


sia


 J'ai découvert Sia en 2005 ou 2006 au moment du trailer de la saison 5 de Six feet under. Pas l'épisode, le trailer ( Breathe Me, est la chanson de "la bande-annonce" de la saison 5... Et aussi bien sûr la musique de la sublime fin de cette série... Six feet under est une grande série et sa fin est une grande fin...)


J'ai beaucoup écouté l'album Colour the small world sorti en 2004 et puis je l'ai un peu perdu de vue. Son duo avec Guetta m'ayant achevé je n'écoutais plus ce qu'elle faisait.

Quand le morceau Chandelier est sorti, je n'ai pas accroché dans l'immédiat, sa voix était très proche de Rihanna (elle a écrit des morceaux pour elle, Diamonds notamment) et je ne trouvais pas le morceau "catchy" et puis finalement... Et puis comme souvent avec les tubes, j'ai commencé à l'aimer de plus en plus.
J'ai découvert son album, 1000 forms of fear et je dois dire que j'ai été vachement touchée par ce que fait cette fille. Encore touchée je veux dire...



(La version avec Diplo et The Weeknd est plus réussie que celle du clip original je trouve) 


YASMINE HAMDAN


454840587_1280x720

J'ai écouté vachement Yasmine, quand elle s'appelait Y.A.S et qu'elle bossait avec Mirwais pour son album Arabology et puis j'ai oublié.
Je l'ai redécouverte en début d'année en allant voir le film de Jim Jarmusch, Only Lovers left alive dans une scène sublime où elle chante dans un bar de Tanger.


Alors je recherchais ce que faisais cette fille. J'ai découvert qu'elle était libanaise, qu'elle avait chanté dans un groupe assez culte Soapkills et qu'elle avait sorti un album en 2013.
L'album est très beau, assez triste mais si beau...





FRANK OCEAN, TOUT


tumblr_m0p19fQuxs1qmrbzio1_1280

J'attends très très impatiemment le successeur de Channel Orange, son premier album. Album que j'ai encore outrageusement écouté cette année. C'est rare au vu de mon rapport versatile à la musique que je bloque autant sur un artiste.
J'adore Frank Ocean très fort dans mon petit coeur qui bat pour lui... Alors je me suis accrochée au peu de trucs qui sortaient et ai réécouté des tas de sons...



 




LES TUBES

Et puis il y a eu quelques chansons qui m'ont plus comme ça... Certaines que je connaissais déjà hyper bien mais que j'ai redécouvertes cette année.


 





(je crois que c'est elle que j'ai plus écoutée cette année)



Vous savez comme j'adore découvrir de nouvelles choses donc dites-moi ce que vous, vous avez écouté en 2014...

WILLOW SMITH INTERDIMENSIONAL TESSERACT

21.1.15

willow-smith-drops-Interdimensional-Tesseract

Willow Smith a sorti un nouvel EP, Interdimensional Tesseract et je l'ai trouvé assez cool.
Voilà, c'était tout. 




Il est téléchargeable ici


Et puis y a toujours la musique que fait Jaden, son frère et qu'on (enfin moi) aime bien aussi...

 

MINIMALISME 1, SORTIR DE LA FLAGELLATION ET DU REPROCHE

20.1.15

La fille en noir et gris


Reprenons ( l'introduction de ce post se trouve juste là ) là où on s'était arrêté.

Je me suis dit que la première étape pour aborder sereinement les problématiques liées à la compulsion et à l'accumulation d'objets dont nous n'avons ni besoin ni envie, c'est de se débarrasser durablement de l'auto-reproche et de l'auto-flagellation ( toutes proportions gardées, mais vous voyez ce que je veux dire ).

Je vais prendre mon exemple, ça illustrera mieux les choses (et pis merde mon nombril quoi!).

Quand j'ai senti que je consommais trop, que j'achetais plus que nécessaire et surtout que je n'arrivais pas à me raisonner pour arrêter, je m'en suis d'abord voulue. Je me suis trouvée "nulle", "indisciplinée", incapable d'agir selon ma  propre volonté. Bref, double nul dans ses fesses (i.e, phénomène stérile et sans issue).

Acheter trop, le constater, se dire qu'on va arrêter, voir un pull canon pas cher, lutter 2 minutes, acheter le pull, se dire qu'il est le dernier avant qu'on "reprenne la situation en main", voir une écharpe comme celle qu'on voulait depuis des mois, ah oui des mois... recommencer... Et encore...
Trouver qu'on ne se tient pas, réfléchir à sa propre volonté, pourquoi ne pas réussir à se raisonner, c'est quand même pas dur... Si j'y arrive pas c'est que je suis nulle et incapable de me tenir.

Exemple typique du raisonnement d'auto-flagellation. En plus d'être stérile, je me rends compte maintenant que c'est une pensée bête, primaire. Chercher sa responsabilité, son libre arbitre là-dedans est le meilleur moyen de passer à côté de la question essentielle: "pourquoi j'achète comme ça? Pourquoi je ne peux pas m'arrêter?".

Se comprendre plutôt que se dresser, ça me paraît être un point de départ bienveillant mais surtout un peu plus intéressant que la caricature que l'on peut parfois faire de soi-même.

Donc, dans notre nouvelle démarche autour de l'épure, il va falloir se débarrasser de cette première chose, ne plus s'en vouloir (sûrement que certaines et certains ne sont pas là-dedans mais j'imagine que d'autres, dont je suis, le sont).

Arrêter de croire que j'ai un pouvoir absolu et total sur moi (ce que pourtant on entend tout autour nous, le fameux "si on veut on peut"... Mais est-ce si simple que cela? Tout le monde ou presque veut arrêter de fumer. Tout le monde veut vivre ses rêves. Tout le monde veut être heureux... Et pourtant... Donc le fastoche "si tu veux tu peux", on va pour le moment le mettre de côté, il ne m'a apportée jusqu'à maintenant qu'un peu plus de culpabilité pour guère de résultat).

Imaginons, sait-on jamais, que tout ça n'est pas qu'une histoire de volonté.
Si volonté il y'a (en tous cas telle que décrite par un paquet de bouquins de développement personnel, par exemple) elle est forcément mue par ma raison, mon cerveau, mes pensées?
A priori oui, alors pourquoi ça ne marche pas? Pourquoi je continue à acheter alors même que je ne le veux plus et que surtout, ça ne m'apporte rien de bien dans ma vie ( perte d'argent, de temps... )

Donc, si ça ne marche pas, c'est que ce n'est, tout simplement, pas une histoire de volonté (en tous cas au sens classique du terme).
C'est autre chose. Être responsable c'est aussi comprendre qu'il y a des raisons derrière chaque acte. Si je fais ceci ou cela, c'est bien pour quelque chose, ça ne vient pas de nulle part, je suis, d'une certaine manière, conditionnée à agir de la sorte.

Se détacher du reproche, c'est aborder ce "problème" avec plus de confiance et surtout ne pas "haïr" cela en soi ou chercher à se dresser pour éliminer les choses qui en nous, ne nous conviennent pas.

Il faut d'abord comprendre pourquoi je, tu fais ça, et ensuite, trouver des solutions en relation directe avec les manquements qui ont provoqué cette fragilité là (et ces manquements sont divers et variés, il n'y a pas de solution unique pour tout le monde).
Ca me parait être une bonne première étape pour aborder les suivantes avec plus de détachement...

Sortir de l'émotion pour entrer dans une démarche un pilou plus réflexive... Non?

Bisous smack, bonne journée les copains.


LE SPORT EN 2014

19.1.15

Battle Atlanta wand


 « Soyez sportifs assidûment, ça trempe le caractère, ça blinde, ça donne du souffle et de l'endurance, ça fait de l'effort quotidien un ami fidèle et familier qui finit toujours par conduire au succès.»

 Edmond Roudnitska, parfurmeur (Femme, Diorissimo, Eau sauvage ...)



 

Je n'ai encore fait aucun "bilan" de l'année 2014, mais comme j'adore ça, je remédie tout de suite à cela en commençant par un bilan sportif (on fera cinoche, musique, sapes et make up aussi).

J'en ai parlé dans plusieurs billets, 2014 a été l'année de ma remise au sport "sérieuse". Quand je dis sérieuse, je veux dire régulière. J'ai couru cette année (surtout cette fin d'année) 2 à 3 fois par semaine. Après je reste dans ma tête une vraie néophyte et ne pense pas encore à faire une "vraie" course, une compétition, mais je ne sais même pas si j'en ai tellement envie en même temps...

Alors voilà ce que ma pratique sportive en 2014 m'aura appris: 

✔︎ Je suis mauvaise en course, je n'ai aucune aptitude réelle pour cette pratique sportive là. C'est sûrement la raison qui a fait que j'ai eu du mal à m'y tenir pendant plusieurs années, mais maintenant c'est devenue la raison pour laquelle je m'y tiens.
Si vous voulez, de votre côté, commencer le sport, soyons clair, il vous sera plus facile de vous tenir à une activité sportive dans laquelle vous vous sentez à l'aise, dans laquelle vous prenez du plaisir, mais pour une raison qui m'échappe encore, l'avantage principal que je tire de la course vient de ma prise de plaisir relative (et rare) de cette pratique.
J'ai toujours fait des activités, sportives notamment, dans lesquelles j'étais plutôt douée. Pas championne olympique mais avec des facilités qui nécessitaient peu de travail. Et comme j'avais des facilités, ça me coûtait peu de les pratiquer et surtout j'en tirais un avantage "d'orgueil" non négligeable.
Là, c'est autre chose. J'apprends enfin à perdre et à remonter en selle malgré mes résultats aussi très relatifs.
Je continue la course aussi parce que je suis mauvaise coureuse mais j'estime que ce n'est pas une raison suffisante pour ne pas essayer encore et encore. Être une piètre coureuse, l'assumer et pratiquer malgré cela, c'est bon pour ce que j'ai.
Et au bout du compte, j'en retire un truc profond, une fierté de remonter en selle alors même que je casse pas 3 pattes à un canard.
Je sais pas si vous voyez ce que je veux dire...

✔︎ Emballée par une pratique où je suis moitié nulle, tout un champs d'activité s'offre à moi... Le baby-foot, le skate, l'italien, la cuisine et encore plein de trucs en 2015 où je serai débutante donc un peu nulle mais ça sera pas grave.

✔︎ Envisager les activités en dehors du champs de la réussite est un monde tout nouveau pour moi. La mauvaise perdante (je suis super gravos ayant 80 % de mes copains refusant de jouer avec moi voyant comme je suis agréable et sympathique quand je perds) est bien emmerdée, j'ai de moins en moins besoin d'elle... bon c'est pas complètement réglé cette histoire mais c'est mieux.

✔︎ Même si je sais que je suis pas une championne de course, je me laissais facilement démoraliser par des mauvais chronos. Voir que des meufs faisaient un kilomètre en 5 ou 6 minutes et que j'en étais loin avait tendance, malgré ce que j'avais pu dire, à me faire me sentir comme une grosse patate incapable d'activer ses jambes. Sur les conseils de mon mec j'ai arrêté l'appli (Runastic) qui faisait que je sortais de chaque sortie course démoralisée. Je ne faisais jamais assez bien et ça avait l'effet inverse que ce que cela devait provoquait. La course est un outil de fierté, je ne cherche pas à être une championne donc je dégage le moindre truc qui m'éloigne de ces sentiments positifs. Pour le moment, les applis, je les laisse de côté. Ca me laisse dans une sorte de flou artistique qui fait que je ne sais pas tellement à quelle vitesse je cours, donc je crois faire bien mieux que ce qui se passe dans les faits. Après, est-ce important de ne pas bovaryser dans le sport? Non je ne le crois pas, l'important c'est de kiffer.

✔︎ J'ai couru avec des gens cette année. Ca a été une épreuve, sûre d'être trop lente je disais tout le temps que je ne voulais pas... En fait je ne voulais pas courir parce que je n'aimais panse pas  être la meilleure dans une activité (sinon la maturité en 2015 est à mon programme oui... Non parce que là je me rends parfaitement compte du ridicule total de la situation. Ne me juge pas!).
Et ça s'est révélé être une très bonne chose finalement. J'avais anticipé chaque course par un "ouais tu sais je cours doucement, tu risques de t'ennuyer, ça va être nul pour toi" alors quand les gens venaient courir avec moi ils étaient sûrs que je me faisais doubler par les marcheurs tellement j'en avais fait des caisses. 
Et finalement le regard et mots (ceux de mon mec qui a fait beaucoup d'athlé) m'ont vachement rassurés. Il m'a dit que mon rythme était assez bon...  D'un coup tous mes complexes liés aux photos instagram où je voyais des nanas courir beaucoup plus vite que moi se sont évanouis.

✔︎ Le blog de d'Anne Dubnidu toujours aussi inspirant.

✔︎ J'espère garder cette pratique là en 2015. Je n'ai pas d'objectif à proprement parler, simplement l'envie de continuer. Ce qui me paraît déjà pas mal.
Je continuerai à vous en parler régulièrement...

✔︎ Je viens juste de lire le dernier billet de Géraldine et ça me paraissait assez chouette de terminer sur la vidéo dont elle parle. 



Bisous smack et bon lundi


VIDÉO DU WEEK-END, DIMANCHE 18 JANVIER

18.1.15

Ca fait longtemps qu'on a pas regardé une petite vidéo TED, hein?

 
 

Une Chic Fille © All rights reserved · Theme by Blog Milk · Blogger